Les Tuniques Bleues

8:43 PM Anthony 0 Comments


Elle a raison, Elodie, dans son commentaire: l'histoire est un cours important.
Aussi important que le cours de math avec ses logarithmes et ses dérivées. Aussi important que le cours de bio sur les virus et les bactéries.

Moi, pas de chance, mes cours d'histoire étaient encore pire que les cours de néerlandais (oui, c'est possible!).

Mais heureusement, pour l'histoire des Etats-Unis,  il y avait les Tuniques Bleues. Car le foutoir socio-politique que vivent pour l'instant les USA, virus mis à part, il a exactement la même origine que cette guéguerre à laquelle participaient Blutch et Chesterfield.


L'autre guignol à la Maison Blanche, avec sa casquette rouge "Make America Great Again", vous êtes-vous déjà demandé quand l'Amérique était tellement mieux qu'aujourd'hui? Il y a 10 ans, pendant la récession économique? Il y a 20 ans quand des terroristes venaient détourner les avions? Il y a 30 ans quand les villes, telles New Haven, étaient dominées par les gangs et la criminalité? Honnêtement, je n'échangerais pas ma Golf contre la Coccinelle jaune dans CHiPs il y a 40 ans. Aurait-on dû s'abstenir d'inventer les ordinateurs il y a 50 ans? Et le vaccin contre la polio il y a 60 ans, on vivait mieux sans? Et que penser d'il y a 70 ans, quand la mortalité infantile était encore 5 fois celle d'aujourd'hui? On va s'arrêter là, car il y a 80 ans...

Si c'était mieux avant... avant quoi, au juste?

Le même guignol s'en est pris publiquement à son prédécesseur récemment, c'est d'ailleurs une habitude, l'accusant d'un scandale hors norme. Un scandale qualifié d'Obamagate. Pressé par un journaliste quant à la nature exacte de ce crime, le président n'a eu pour autre réponse que "tu sais très bien de quoi il s'agit".

Oui, on sait très bien de quoi il veut parler: de la couleur de peau de Barack Obama. C'est ça le seul crime dans l'esprit de certains. Pour eux, l'Amérique était mieux avant... quand seul un blanc pouvait devenir président.
Parfois, des gens qui pensent comme ça deviennent policiers. Ou président.

Mais dans ce pays si contrasté, il y a toujours le revers de la médaille. Comme, gravée sur les murs du marchant de café en face du labo à Yale, cette citation de Bill Clinton: "There is nothing wrong with America that cannot be cured by what is right with America".
Il n'y a rien de mal en Amérique qui ne puisse être résolu par ce qu'il y a de bien en Amérique. Demandez au Caporal Blutch ce qu'il en pense!


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