Au clair de la lune


Champignon


Je me suis réveillé un matin et en regardant par la fenêtre, j'ai remarqué un changement dans le paysage au loin. Alors j'ai sorti le zoomy-zoom 12x pour mieux voir ce qu'il se passait.
Cet immeuble, le deuxième plus haut de Seattle, est vraiment sorti de terre comme un champignon! Il doit donc s'agir d'une maison de Schtroumpfs!
A moins que ce ne soit comme la Recevresse de la Balique d'Avioth... construite en une nuit par le diable.
Quoi qu'il en soit, ouvrage schtroumpf ou diabolique, ça ne nous dit pas comment ils sont parvenus à amener cette grue aussi haut!

A bicyclette...


L'avantage du vélo, c'est que ça permet d'explorer les environs de Seattle et d'en découvrir les hauts lieux du cyclisme local.
D'abord, Mercer Island. Sur cette île en forme de pied, le chemin le plus court entre deux points, à l'horizontale comme à la verticale, est tout sauf une ligne droite!

Un classique du cyclisme à Seattle, c'est le tour du Lac Washington, une boucle d'environ 80 km.
Côté nord-ouest, c'est un "ravel" asphalté sur lequel le dimanche après-midi, il faut rouler avec grande prudence: entre les piétons, vélos de tous formats, trottinettes, planches à roulettes et autre instruments roulant, gare à la collision!
Au nord-est, la jolie côte bien roulante de Juanita.
Au sud-est, une autre ancienne voie de chemin de fer rectiligne, toute plate, peu fréquentée, couverte d'un joli gravier fin. Une piste de contre-la-montre!
Et au sud-ouest, on longe l'aéroport municipal de Renton.
Un aéroport municipal! S'il devait y avoir un et un seul aéroport communal en Belgique, ça ne pourrait être qu'à Bertrix: car ils sont fous, ces Baudets! D'ailleurs ils ont déjà un aéroport, un vestige de l'OTAN... il n'y a qu'à le rebaptiser.
Et là où Bertrix a les bunkers remplis de vieilles munitions de la guerre froide, Renton héberge une des usines Boeing. Sur le parking, de tous nouveaux 737s prêts pour la livraison, dont celui-ci aux couleurs de Ryanair/Cepachair.

 Pour dépasser les 100 km, on peut prolonger la boucle vers le deuxième lac, Lake Sammamish.
A Redmond, Microsoft-City, on peut aller s'amuser sur le vélodrome.


Ca a l'air facile, comme ça. On pense pouvoir imiter Philippe Gilbert, sprintant tranquillement depuis le sommet du virage pour gagner Paris-Roubaix. Mais l'inclinaison est impressionnante! Il faut foncer et profiter de la force centrifuge pour monter sur l'extérieur de la courbe... en essayant de ne pas avoir le vertige!
Sur le chemin du retour, on traverse la petite ville d'Issaquah. Dans la rue principale, on imagine il y a un siècle les chevaux attachés devant le Saloon. Et au coin d'une rue, en embuscade, les Daltons attendant le passage de la diligence.
En arrière plan, c'est la Montagne du Cougar... là où les cyclistes trouvent la plus difficile côte de la région de Seattle. Environ 4 km, à 9% de moyenne... surnommée "L'Alpe d'Issaquah".
Brutal! Mais au sommet, la vue sur le Lac Sammamish et, au loin, le Mont Baker est somptueuse.

Rectrice ou rémige?


(Mise à jour en bas du post... deux fois!)
En rentrant du labo, ce soir, j'ai remarqué des taches de sang dans l'allée du garage. De toute évidence, quelque-chose de sérieux s'est produit dans le quartier aujourd'hui. J'ai mené ma petite enquête et rapidement, j'ai appris qu'un meurtre avait eu lieu.
Le coupable court toujours. Mais j'ai retrouvé le cadavre de la victime... et je l'ai plumé!
Maintenant, il ne nous reste plus qu'à identifier cette victime!
Quelqu'un a une idée?

Mise à jour, pour aider Antoine à peaufiner son identification: une image des tectrices.

Et voici la photo demandée par Antoine, le verso des rectrices:

Obliteride


Obliteride, c'est la grande opération de fundraising annuelle de Fred Hutch. Le principe: une grande randonnée cycliste, au choix, de 25, 50 ou 100 miles. Chaque participant s'engage à récolter une certaine somme d'argent, dont l'entièreté est dédiée à la recherche contre le cancer à Fred Hutch. Quant à la logistique de cet événement, elle est financée par de gros sponsors locaux.
En sept éditions, Obliteride a récolté 17 millions de dollars... une importante goutte d'eau. Obliteride, c'est aussi une grosse opération de communication: un produit d'appel pour les gros donneurs, et une manière de mettre à l'honneur les patients et leurs familles.
Chaque année, mes collègues de la Team T Cell essaient de me recruter dans leur équipe. Cette année, sur la lancée de Paris, je n'ai pas trouvé de bonne excuse pour me défiler.
Voici donc la Team T Cell vendredi soir, lors de la kick off party!
Le lendemain matin, à 6h30 tapantes, l'ambiance était bien différente au départ des 100 miles. Ces trois dernières semaines, il était tombé 3 mm de pluie sur Seattle. Il en est tombé près de 30 mm sur les 3 premières heures d'Obliteride!

Malgré l'obscurité et l'humidité, une sous-population de 4 T cells gardaient le sourire sur la ligne de départ, prêts à en découdre avec le climat et le relief offerts par Seattle.
A cause de la pluie, le trophée du Roi de la Montagne a été annulé. Cette boucle supplémentaire de 7 miles, sur les flancs de la Montagne du Tigre a été récemment ré-asphaltée. La première grosse averse sur un asphalte frais, ça fait une monstrueuse patinoire dans la descente... trop dangereux! Et derrière nous, face aux éléments, les cyclistes plus lents ont été déroutés vers le circuit de 50 miles.
Dans une des côtes, un mur de 700 mètres à 12% de moyenne, il était amusant de slalomer entre tous ces cyclistes chevronnés dont les vélos faisaient rêver... mais dont les jambes semblaient tétanisées par la pluie. Cependant, il fallait contrôler les watts dans les parties les plus raides: même le derrière sur la selle, la roue arrière se dérobait sur la route détrempée.

Nous étions heureux d'arriver au ravitaillement de la mi-parcours, sous les premiers timides rayons de soleil de la journée, accueillis par de gentils bénévoles jouant les cheerleaders...
 ... qui nous avaient préparé un quintal au moins de délicieuses patates.
Après ça, on avait tellement la patate que la Team T Cell a fait un contre la montre par équipe d'enfer, en tête d'un peloton qu'on a fait exploser.
Malheureusement, la route était dégueulasse et on a commencé à accumuler les crevaisons... jusqu'à tomber à cours de matériel de rechange. Certains devant rentrer dans un délai précis, d'autres devant attendre la voiture d'assistance, nous avons dû nous séparer. Dommage, car on s'amusait bien!
Après avoir roulé 25 bornes seul, j'ai retrouvé d'autres collègues à l'avant-dernier ravito. Impatients d'en finir, on a tracé ensemble fond de balle les 30 derniers kilomètres.
Finalement, nous nous sommes tous retrouvés à l'arrivée, sous un soleil enfin retrouvé!

Dernière (més)aventure: sur le parking à vélo, j'ai réussi à casser ma chaîne! Ca m'apprendra à vouloir repasser sur le petit plateau!
Une journée épique!


Il y a 20 ans...


Blue Angels


Quel potin, le weekend dernier à l'heure de la sieste! De drôles d'oiseaux étaient présents dans le ciel de Seattle.


Dans Top Gun, Maverick se faisait réprimander pour ce genre de pirouettes!

Message reçu!


Allez, deux semaines après leur départ, une dernière petite photo pour conclure le récit du passage des visiteurs à Seattle... ils avaient l'air plutôt souriants avant de prendre la route pour leur long périple.
Et puis, j'ai bien reçu votre message: certains d'entre vous aimeraient lire plus de nouvelles sur ce blog, qui est un peu calme ces dernières années.
OK! Je vais faire un effort... comme ça vous pourrez tous retrouver votre routine du dimanche soir, à lire mes élucubrations.
Mais vous savez, ça fait 13 ans et plus de 2000 posts qu'on y travaille, alors soyez indulgents si tout n'a pas toujours beaucoup de sens.
Et puis, il y a deux inconvénients à blogger:
- Le premier, c'est que si certains d'entre vous ont un instinct de psychanalyste, vous pouvez décoder tout ce qui se passe dans mon cerveau... et ça fait un peu peur.
- Le second, c'est quand on se voit en personne, que je vous raconte quelque-chose, et que vous me répondez: "oui je sais, je l'ai lu sur ton blog".
Alors en échange, je vais vous demander deux choses:
- D'abord, faites les comptes: janvier à juin 2019, 8 posts; juillet 2019 (visite d'Olisaben), 10 posts. Donc si vous souhaitez plus d'activité sur le blog, venez en visite plus souvent!
- Ensuite: janvier à juin 2019, 4 commentaires; juillet 2019, 0 commentaires. N'hésitez pas à donner signe de vie de temps en temps! Je sais, vous avez tous tendance à perdre votre mot de passe. Sérieusement? Un petit effort... ça fonctionne avec votre compte Google. Ou vous pouvez vous faire un compte facile à retenir (par exemple: votre nom) et un mot de passe facile à retenir (par exemple: pategaumais2? ... "2" parce que c'est la deuxième version du blog, et ? parce que vous vous demandez certainement souvent si ce que je raconte a du sens). Et bookmarkez ce post pour vous aider en cas d'oubli!
Allez, hop, tout le monde! Un commentaire en réponse à ce message, svp, pour montrez que vous êtes bien là!
Et à bientôt sur ce blog, pour les nouvelles désormais hebdomadaires!

Burgers athlétiques


J'ai encore quelques photos des visiteurs dans la manche, alors qu'eux poursuivent leur grand périple dans les Grands Parcs de l'Utah.
On ne vient pas en Amérique sans goûter les burgers locaux, évidemment!
Ce resto à burgers, au coin de la rue à 2 blocs de la maison, a une histoire.
Tout l'hiver, quand je partais courir sur la piste d'athlétisme du quartier, je passais devant ce resto... qui semblait bien accueillant par rapport aux entraînement en intervalles, tard le soir et parfois sous la pluie, qui m'attendaient. Je m'étais donc dit, il y a bien longtemps, que si le marathon se passait bien, je mériterais un petit burger.
C'est ce que j'ai fait un peu après mon retour de Paris!
Après avoir dégusté notre burger avec Olisaben, nous sommes donc allés à la piste d'athlétisme. Ceux qui suivent sur Strava ont déjà vu les panneaux assez originaux qu'on y trouve.
Personnellement, je dénonce vigoureusement la discrimination contre les cochons de compétition!
Mais on n'a pas pu faire notre jogging: la piste est en travaux pour l'été:

On reprendra les entraînement sur piste en septembre. Ils vont installer un éclairage, ça aidera pour les entraînements nocturnes!
En attendant, établissons les règles pour la consommation de burgers:
- Avec chaque groupe de visiteurs (c'est quand, les suivants?)
- Chaque fois qu'on gagne une médaille (un marathon pour un burger... c'est cher payé!)
- Tous les 1000 kilomètres enregistrés sur Strava (je suis à 930 depuis janvier... c'est pour bientôt!)

D'une année à l'autre!


L'an dernier, avec Elodie et Antoine, nous avions visité les pentes du Mont Rainier le 21 juin. Et nous avions étés surpris par la quantité de neige encore présente. Il nous manquait clairement les skis et les raquettes pour notre randonnée!
 Cette année, avec IsaBen & Mr. O, nous sommes retournés prendre la même photo le 13 juillet. Question fonte des neiges, trois semaines font une énorme différence!
Ce que nous n'avions pas vu l'an dernier en faisant notre hors-piste, ce sont les panneaux nous demandant de rester sur les chemins pour protéger les fragiles pelouses de fleurs... désolés...

Cette randonnée 2018 à Paradise avait permis de mettre en évidence le niveau dramatique de mon encroûtonnement!
L'autre enseignement était qu'au dessus des nuages, il y a du soleil. Et avec la réverbération sur la neige, c'est dangereux pour les coups de soleil.

 Bref, j'étais redescendu du Mont Rainier sous forme de croûton grillé!

Cette année-ci, 1800 km de course à pied et un millier de km à vélo plus tard, le croûton s'est bien décroûtonné! Et pour éviter la grillade, j'avais emporté un pot de crème solaire!