La nutrition du runner


On a un truc dans la famille, c'est génétique, on ne peut rien y faire: un appétit irréfrénable pour le lait concentré sucré. Avant de partir courir, quoi de mieux qu'une délicieuse dose de sucres?

J'ai planté quelques fleurs la semaine dernière. Hier, j'ai dû retourner au magasin pour acheter un arrosoir car les fleurs avaient soif. Avec le retour d'El Niño depuis quelques mois, toute la pluie est au sud, en Californie, et c'est la sécheresse à Seattle.
Quel est le rapport avec le lait concentré sucré?
Un peu de patience, j'y viens!

Tout bon biologiste ou autre jardinier le sait, on n'arrose pas les plantes le matin. Car sous l'effet de l'humidité, les plantes ouvrent leurs stomates pour faire tourner la photosynthèse. Et à midi, elles ont déjà tout évapotranspiré et, stomates toujours grands ouverts, elles grillent au soleil.

Le lait sucré, c'est exactement pareil! Une dose avant de partir courir, quelques minutes d'échauffement et ce n'est plus du sang qui coule dans les artères: c'est du caramel!
En réponse à cette overdose, l'organisme produit un torrent d'insuline pour inciter le foie à faire le nettoyage. Grâce à cette inondation d'insuline, tout le lait concentré sucré est rapidement absorbé par le foie... c'est son job! Mais il n'y a alors plus rien dans le sang pour nourrir les muscles... grillés après quelques kilomètres de course.

'Votez pour moi!'


Quand Rosalie est venue en visite, j'avais acheté des crayons de couleur pour qu'elle puisse dessiner.
Mais elle ne les avait pas utilisés: elle était venue avec son sac à dos rempli de tout son matériel, dont sa trousse de crayons et marqueurs.
(Remaquez qu'elle avait rapidement piqué la lecture de son Tonton)

Mais j'ai maintenant trouvé une utilité pour ces crayons. En tout cas pour la couleur rouge: remplir mon bulletin de vote par correspondance, reçu cette semaine.
Trois possibilités pour bien remplir ce bulletin:
1) Etudier le programme électoral de chaque liste, et voter pour les candidat(e)s les plus compétent(e)s pour les thèmes importants, genre le financement de la recherche fondamentale, la conservation de la nature ou l'excellence des soins de santé. Par le passé, ce genre d'analyse m'a permis d'identifier plus d'incompétences que de compétences.
2) Voter pour les candidat(e)s CDH originaires de Neufchâteau... une valeur sûre!
3) Remplir ce bulletin de vote à la manière de Quick et Flupke.

On a gagné!


L'Arc de Triomphe le matin...
... et quelques heures plus tard!
Qu'est-ce qu'on ne ferait pas, pour une jolie médaille!
On en a tous mérité une petite tranche de cette médaille: vous êtes les meilleurs supporters du monde, sur place ou via internet!

Salut, strava bien?


Bien... remettons-nous à la rédaction de ce blog! Car ces derniers mois, c'est plutôt sur Strava que l'action s'est produite. Trop cool, ce truc qu'Adrien m'a convaincu de rejoindre, et qui permet de partager tous les détails de ses entraînements avec ses potes. C'est motivant: pas d'excuse, si les autres vont courir sous la pluie, il faut aussi y aller. Et puis c'est une parfaite démonstration des injustices de la génétique: je peux courir 1 km à fond de balle en descente et vent dans le dos, je suis encore plus lent que la vitesse moyenne d'Adrien sur 10 km pèpère sur les coteaux de Meuse, c'est injuste! Et son frangin est bon à mettre dans le même sac... heureusement que la petite soeur est plus raisonnable dans cette famille! Et puis quand on n'a rien de mieux à faire, on peut tracer son circuit pour faire passer des messages!
A Seattle, pas le choix, si tu veux courir plus de 20 bornes, tu vas devoir grimper... mais heureusement, la vue au sommet sert de récompense!
C'est inhabituel, mais cet hiver, il a fallu affronter le froid et la neige...
... chaussures cloutées indispensables dans certaines côtes!
Puis le printemps est revenu, la vue sur les montagnes...
 ... le Mont Rainier...
... et la reprise de service de la Flèche Bleue!
Pour devenir plus performant et réparer le vieux genou, il a fallu travailler sur piste, une ou deux soirée(s) par semaine.
 Pour les longues sorties, on rempli les poches.
 Et surtout, à l'arrivée, on se réserve une récompense importée de Belgique.
Avec tout ça, le genou n'a plus bronché depuis environ 1500 km. Je suis plus rapide que l'an dernier de plus d'une minute par kilomètre. A la visite médicale, l'infirmière a cru que son appareil était cassé: pulsations trop basses à son goût. Ca s'annonce bien!

Maintenant, depuis deux semaines, je récupère pour arriver en super forme et sans bobos à Paris. Alors au lieu de courir, je marche dans la ville et je visite.
Un petit coucher de soleil sur le Lac Washington...
... une petite visite au sommet du chateau d'eau...

... les serres du Parc Discovery...
... et au coin d'une rue le Commandant Cousteau.

Netflix


Finalement, la neige est arrivée cette nuit. Une dizaine de centimètres... pas mal pour Seattle.

Le problème à Seattle, ce n'est pas la neige... on a vu bien pire ailleurs. Le problème, c'est l'absence de chasse-neige, surtout dans les nombreuses côtes à 10% que les bus 71 pensent pouvoir emprunter avec de ridicules chaînes montées sur leurs roues arrières.

Et mon petit doigt me dit que ça ne va pas être une semaine très productive côté labo...

Bien, puisque je suis bloqué par la neige, à manger des crêpes au Speculoos, j'ai activé mes 30 jours gratos Netflix. Parce que ces dernières semaines, je reçois des messages de Belgique me demandant si j'ai vu le reportage Netflix sur Ted Bundy, le serial killer qui a sévi dans les rues de Seattle dans les années 70. Et ici, on me demande si j'ai vu la série Netflix tournée en Belgique.

Alors Ted Bundy d'abord. Amusant de voir des images de Seattle à l'époque où le Space Needle était réellement la tour la plus élevée à l'ouest du Mississippi!

Maintenant, le Space Needle est ridiculement petit à Seattle. Mais ils ont mis en place un plan urbanistique d'alignement, avec des couloirs visuels pour que le Space Needle reste visible de partout dans la ville. Ah, si seulement ils pouvaient être aussi organisés pour un plan de circulation dans la ville, avec des feux rouges synchronisés et des chasse-neige en hiver!

Et la série belge? The Break... La Trêve. Légèrement inspiré de Broadchurch/Gracepoint. Mais à  Herbeumont, ça fait plaisir de voir mes anciens terrains de jogging et d'ornitho! 
Le casier d'Orval qui traîne au fond de la remise, je me demande si ça fait partie du paysage ou si c'est du placement de produit?
Il y a une erreur fondamentale dans le scénario. L'intrigue débute en mars, ce qui est parfaitement compatible avec l'épisode 1, dans lequel la fille dégueule le lendemain du Carnaval de Florenville à la mi-Carême. Mais ils ressortent le cadavre de la Semois alors que les renoncules sont déjà en fleur, et ça c'est beaucoup plus tard dans la saison, en juin probablement. Un scénariste bruxellois probablement, comme le flic qui prétend être un indigène mais s'appelle Peeters...

Snowpocalypse


J'étais au labo à 6 heures du mat' quand j'ai reçu l'email officiel annonçant la fermeture de la boutique à 13 heures, en prévision de la tempête de neige en approche. Evidemment, j'ai ensuite rapidement reçu un autre email me disant: je travaille depuis la maison aujourd'hui pour me préparer pour le snowpocalypse.

Fred Hutch n'est pas la seule boutique à prendre cette décision, et tout ce qu'ils ont réussi à faire, c'est transformer Seattle en embouteillage géant en début d'après-midi. Voici l'état des lieux par la fenêtre de mon bureau lorsque je suis parti vers 17 heures. Pour rentrer, j'étais tout seul sur la route... j'ai même croisé un chasse-neige à la recherche de neige!

Pour rappel, et pour comparaison: le lendemain de Snowmaggedon, New Haven, Février 2013:

Mais puisqu'ils disent qu'il y a une tempête de neige, faisons-leur confiance! Il n'y a pas de raison de changer une tradition venue de New Haven: pendant une tempête de neige, on fait des crêpes.
Et si la neige tombe quelques jours après l'apparition de la pâte Speculoos dans les rayons du grand magasin, vraiment, c'est le bonheur!
Surtout que c'était une bonne semaine... je vous explique dans un prochain post!

Neige!


Météo inhabituelle pour Seattle, ce matin. Plusieurs centimètres de neige!
Dans ces cas-là, rien ne bouge: à 7h30 du matin, tu es le premier à marcher sur le trottoir, la deuxième voiture à emprunter la route.
Car à Seattle, on n'est pas vraiment équipé pour déblayer la neige: pas le moindre chasse-neige en vue, pas le moindre gramme de sel. Pas la même chose qu'à New York où, la veille d'une tempête de neige annoncée, les camions poubelles sont équipés d'une lame de dégagement et sont alignés par douzaines, prêts à mener le combat toute la nuit.
A Seattle par contre, dans les côtes à 8-10% il n'y a que les bus 71 (càd les bus articulés) en détresse.

Ma stratégie a été de partir bosser avant tout le monde, avant que la neige ne soit tassée et verglacée par le passage. A 15 à l'heure, c'est passé sans problème. La stratégie de tous les autres a été de ne pas venir bosser, même après-midi quand les routes étaient devenues relativement praticables.
Des mous, ces gens de la côte ouest!

Le premier de l'année


Il est grand temps d'inaugurer 2019 sur ce blog.
Comme premier post, un petit compte rendu des vacances de Noël.
C'est Rosalie qui est venue chercher Tonton à l'aéroport.
Notre première mission: décorer le sapin de Noël.
 
Ensuite, c'est une tradition, les chevaux de bois au Marché de Noël à Nieuport.
Puis on a fait des grimaces...
 ... et on a déballé les cadeaux.
 Au nouvel-an, on a mangé la choucroute de Grand'Pa...
 ... encore quelques grimaces...
... avant de partir en vadrouille...
 ... où on a mangé de la glace.
 On a joué aux dominos centenaires...
 ... fait des puzzles...
 ... joué avec le vieux camion de Tonton...
 ... visité la maison de Rosalie...
... et finalement, avant de repartir, on a regardé la téloche avec Winnie l'Ourson.
Bonne année 2019!

NYC


Je ne vous ai jamais vraiment raconté, mais en fait j'ai deux métiers ici à Seattle: le premier, c'est la recherche scientifique; le second, c'est la recherche financière.
Ma première expérience en la matière, en 2016, était un succès: dossier soumis en juillet, réponse reçue en décembre alors qu'on venait de finir la décoration du sapin avec Rosalie! Et comme cadeau de Noël en bonus: l'obligation de participer chaque année, pendant trois ans, au congrès annuel de la Lupus Research Alliance... à New York!
Donc la semaine dernière, j'étais à New York.
Cette photo me rappelle la chansonnette de l'ami Nico: "J'ai deux amours: Jupiler et Kronembourg. J'ai deux ennemis: l'eau de Badoit, l'eau de Vichy"! Un mélange d'époques et de mondes...

Je ne sais pas très bien ce qu'est le lupus (une sale maladie), je sais juste que les interférons sont impliqués... et que je rencontre chaque année un de mes héros scientifiques, James Chen.

Vu que c'est le labo qui payait, j'ai pris un jour supplémentaire pour faire du tourisme. Comme ils disent, New York sera une belle ville... s'ils la finissent un jour!
Dans les livres d'histoire de l'architecture new-yorkaise, les années 2010s seront marquées par l'apparition des tours ultra-hautes et ultra-fines au sud de Central Park.

Ceci dit, tout ça ne doit pas nous faire oublier nos objectifs marathoniens de 2019. J'avais apporté mes running shoes. Départ de l'hotel à côté de Grand Central, Central Park dont un tour du célèbre réservoir, Hudson River, et spectaculaire approche du WTC à la tombée de la nuit.
Vingt-trois prestigieux kilomètres! Dans le métro pour rentrer à l'hotel, dans l'iPod, j'ai mis Cré Tonnerre. Leur album live à Marbehan! Mélange de mondes...

Début décembre, détour obligatoire par Strawberry Fields...
... et par FAO Schwarz qui a enfin ré-ouvert!
Fin de séjour, la gare de Grand Central...
... direction...
Ah non, c'est l'avion que je dois aller prendre, direction Seattle.

Joyeux Noël!