La poste met le paquet!

 

Le facteur est passé cette semaine!


Mais qui donc est allé à Nausicaá, et quand? Après quelques secondes de réflexion, je me suis souvenu de la frustration de Rosalie et de sa maman, il y a quelques mois, car je n'avais pas reçu leur carte... postée en réalité en février 2022!

Cette carte (désormais collector) avait elle aussi décidé de faire un tour du monde en 2022!


Il ne faut jamais désespérer! Je vais donc probablement recevoir très prochainement le faire-part de naissance d'Elora et Léà.


Bilan 2022

 

Pour ce traditionnel bilan de fin d'année, le thème incontournable pour 2022 est celui des voyages... qui forment la jeunesse et déforment les valises.

D'abord, les voyages des visiteurs.

Sans la pandémie, ils seraient venus en 2020, et l'été 2022 aurait donc été plus monotone. Cette année, la joyeuse famille VDP a donc, enfin, pu amener sa bonne humeur à la Pategaumais House!


Père et fils au bord du Pacifique...


... mère et fille les pieds dans l'eau.


Le highlight de leur visite est sans conteste notre séjour dans la Tiny House du bout du monde.


Avec les marshmallows fondus...


... et les bûches de bois qu'il faut fendre pour allumer le feu.


Les amis de PAC à peine repartis, c'était au tour de Rosalie et ses parents de venir à Seattle.


On a visité les plaines de jeux...


... le campus de l'Université de Washington...


... et on a bien profité de la terrasse ensoleillée.


Mais surtout, nous n'oublierons pas le souffle des Orques, nageant tranquillement devant le Mount Baker.



En 2022, moi aussi, j'ai déformé les valises, à en faire pâlir le greffier du parlement wallon!

D'abord par un enchaînement printanier. Deux fois dans la vallée viticole californienne de Sonoma...


... où les milliardaires des technologies ont rivalisé dans le déballage de luxe.



A ce jeu-là, un point pour Napster/Facebook.

Ensuite, le Colorado où mes poumons ont bien souffert en courant à 3000 mètres d'altitude.


L'été a été plus calme. J'ai simplement dû faire un aller-retour vers Los Angeles, chez Flupke, pour y renouveler mon passeport.


"Tu le recevras pas la poste dans 2-3 semaines", m'ath-il dit! Et pour vraiment apprécier le design de ce passeport, il faut du matériel de laboratoire:


A Boston, j'ai retrouvé la couleur du ciel automnale et les odeurs bien connues de la côte est.


Mais tout ça n'était que mise en jambes!

Un matin de juillet, je suis resté à la maison pour finaliser toutes mes réservations pour le marathon d'Amsterdam, celui que nous devions normalement courir en 2020 (je suis toujours en retard pour les réservations!). Fier de mon accomplissement du matin, j'arrive au labo en fin de matinée, j'ouvre mon email et c'est là que surgit un personnage bien connu de tous: le Chef de NH!

- Quelqu'un t'a déjà contacté pour le congrès à Kyoto?

- Non, c'est quand?

Trois jours avant le marathon! Avec l'aval du chef ("C'est faisable, sans problème!"), pour qui les voyages un peu fous sont un amusement, j'ai donc dû revoir toutes mes réservations, pour un périple inédit! Même le cousin Claude, qui a sillonné le globe pendant toute sa carrière, n'a fait qu'une seule fois ce genre de tour du monde.

Parti de Seattle, je suis donc arrivé dans le mélange de tradition et de modernité japonaises.



J'y ai retrouvé les vieilles connaissances, humaniseurs de souris venus du monde entier. Une présentation et un repas avec le chef plus tard, j'embarquais avec Emirates. Escale à Dubai...


... pour arriver en A380 à Amsterdam, moins de 48 heures avant le départ du marathon.


Etant données les conditions, et une préparation sérieusement perturbée par ce sale virus, on dira que la "performance" athlétique à Amsterdam a été acceptable: une bonne préparation pour la prochaine tentative de briser les 3h30. Mais ça n'a que très peu d'importance, car la seule vraie raison de courir des marathons, c'est la photo finish!


Et enfin, pour bien terminer l'année, la cerise sur le gâteau. Ou plutôt, la papaye sur la bûche de Noël. Maui, ce petit coin de paradis...




J'ai oublié quand, pour la dernière fois, j'avais marché sur le sable les pieds dans l'eau.


Mais je suis certain que les vagues étaient moins fortes, l'eau moins chaude, et la couleur moins turquoise qu'à Maui.


Mele Kalikimaka!







Kyoto

 

Cela fait des mois que ce blog est à l'arrêt. Mais mon tour du monde en 8 jours mérite de le réactiver.

Après Amsterdam en 2009, Pittsburgh en 2011, Gangnam Wu à Seoul en 2013, Zürich en 2016, et l'annulation de Boston en 2018 (l'organisateur ayant été foudroyé par un cancer du pancréas), c'est à Kyoto que se déroule l'édition "2020" de la conférence internationale sur les souris humanisées.


Première observation inédite en arrivant hier soir: les toilettes japonaises sont électroniques! 


Avec commande électrique à portée de main, chasse automatique, ventilation adaptée à la situation, et surtout… planche chauffante pour ne pas prendre froid au popotin!

Je suis arrivé avec un jour d'avance: pratique pour pouvoir finaliser ma présentation au calme sans l'agitation du labo. Mais aussi pour faire un petit reportage photo... et aller manger avec le Chef ce soir!

Faux départ

 

Le plan d'entraînement marathon en 18 semaines sera donc un plan en 17 semaines...


J'ai baissé la garde pendant deux petites heures, ça a suffit à ce foutu virus pour me trouver. J'ai maintenant 5 journées complètes pour faire de la bioinformatique en isolement à la maison. Je prédis quelques grandes découvertes!

Rivières atmosphériques

 

Ils appellent ça des rivières atmosphériques, et voici à quoi ça ressemble:


Depuis avril, ces rivières se succèdent à une cadence hors norme et viennent se vider sur le Pacific North West. Entre elles, on a droit de temps en temps à un jour ou deux de soleil. Mais pour le reste, ce printemps bat tous les records de pluviosité depuis des décennies. Des petits comiques au service national de la météo, en charge du compte Twitter dédié à la région de Seattle, s'amusent. Avec sarcasme et un humour digne de l'autodérision belge, ils distillent les statistiques quotidiennes. En quelques jours de juin, on a dépassé la moyenne mensuelle de pluviosité. En 45 minutes la semaine dernière, il a plu autant à Seattle qu'à Las Vegas depuis janvier.

J'ai essayé de comprendre si ces phénomènes étaient dûs aux locomotives à vapeur, aux fusées qui percent la couche d'ozone, ou à La Niña. Mais les infos trouvées sur internet sont rédigées par les mêmes scientifiques de kermesse qui savaient tout, il y a deux ans, de la virologie et de l'immunologie. Alors j'en resterai sur une conclusion indiscutable: la météo est absolument exécrable.


Néanmoins, à 18 semaines de notre city trip à Amsterdam, même la météo n'est plus une excuse valable. Si le plan d'entraînement dit 50 kilomètres cette semaine, c'est 50 kilomètres. Et le semi du dimanche, c'est un semi. Alors pour me motiver, je prends la voiture et je vais vers les montagnes, où je parcours des segments de l'ancienne voie de chemin de fer que nous avions découverte avec IsaBen. C'est plat ou en dénivelé raisonnable, et les paysages m'aident à supporter la pluie. 


Avant de vous souhaiter la bonne semaine, on a encore un thème à aborder. Un thème très sensible sur ce blog. Le volume d'entraînement hebdomadaire va augmenter de semaine en semaine. Alors la récupération va être importante. Il va falloir recharger les muscles en glucides, en vitamines et en protéines. Les pâtes au ketchup ne suffiront pas. Alors voici ce que j'expérimente cette semaine:


Dites-moi ce que vous en pensez... mais sans trop de virulence, svp. Car je vous promets, je fais des efforts!




Novembre continue...

 



Enfin, le ciel bleu!

 








Marche arrière

 

On connaissait déjà le concours de la plus belle photo prise avec un téléphone. Je vous propose désormais le concours de la plus belle photo prise avec la caméra de recul de la voiture!



Araignée

 

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Colorado

 

Dans ma jeunesse, j'ai transporté beaucoup de posters jusqu'au campus de Gosselies. C'était pratique pour celles et ceux qui n'habitaient pas à proximité du Solbosch. Régulièrement, ils me demandaient "Hey, tu pourrais aller chercher mon poster à l'imprimante du Centre de Calcul?". Certains précisaient: "Hey, tu pourrais aller chercher mon poster pour Keystone?". C'est un peu comme la pêche à la ligne. Il y a ceux qui ont fait l'ouverture de la truite. Et il y a ceux qui ont fait l'ouverture et y ont pris 5 truites de 60 cm.

Keystone, c'est une station de montagne de 1000 habitants, perchée à 2800 mètres d'altitude dans les Rocheuses du Colorado. En hiver et en été, on y profite de toutes les activités sportives montagnardes, comme partout dans la région. Mais à l'entre-saison, Keystone devient un haut lieu de la recherche bio-médicale. En effet, depuis 50 ans, se tiennent à Keystone diverses conférences scientifiques. Et, business is business, la marque "Keystone Symposia" s'exporte maintenant dans d'autres régions montagneuses d'Amérique du Nord. La marque est tellement renommée qu'elle devient comme Bic ou Karcher: on ne va pas "à un symposium à Keystone", on va "à un Keystone".

Pour arriver à Keystone, on atterrit à l'aéroport de Denver. De là, on prend une navette qui passe par le tunnel Eisenhower: plus long tunnel montagnard (2,73 km) et point culminant (3400m) du réseau autoroutier américain, il se situe sur la ligne de partage entre le bassin Pacifique et le bassin Atlantique.


Un peu plus loin, on bifurque sur l'US Highway 6 qui, allant de la Californie au Massachusetts, traverse la bourgade de Keystone.



A Keystone, ça transpire les années 70s et 80s. Comme le montre ce poster annonçant les Jeux Olympiques d'hiver de 1976... qui ont finalement eu lieu en Autriche. En arrivant à la station, on se croirait dans le clip "Last Christmas" de Wham!

Il n'y a pas que l'architecture et la décoration qui ont un air d'années 70s. Au symposium également, on ne s'encombre pas de technologies du 21ème siècle: le programme, on l'imprime sur des feuilles A4 qu'on punaise sur un panneau!

Le principe des Keystone Symposia est simple: rassembler un petit groupe de 200-300 personnes, expertes d'une discipline bien précise. Des fondateurs de la disciplines aux étudiants qui présentent le premier poster de leur carrière, tout est fait pour favoriser les discussions et les interactions informelles. L'horaire est plutôt espagnol. De midi à 17 heures, les activités scientifiques s'interrompent, histoire d'aller profiter de la montagne. Le soir, il n'y a absolument rien à faire à Keystone, alors on bavarde devant les posters jusqu'à 10 heures du soir en profitant du buffet.

Le premier après-midi, il faisait froid et venteux. La neige tombait sur le lac gelé. Alors je suis resté à l'hotel et j'ai travaillé un peu dans une atmosphère chalet de bois. Mais le lendemain, le soleil était de sortie, alors j'ai enfilé les chaussures de trail et je suis monté à 3000 mètres. J'aurais bien voulu aller plus haut, jusqu'à 10000 pieds, ça aurait été un chiffre rond sur Strava en unités américaines également. Mais il y avait de la neige sur le chemin alors j'ai rebroussé chemin.... En fait, non, ce n'est pas vrai. Il y avait bien un peu de neige, mais la réalité est que je ne pouvais vraiment plus avancer. A une telle altitude, il m'aurait fallu un troisième poumon. Alors je suis redescendu pèpère, en vous ramenant quelques photos du paysage.





Je me suis gentiment moqué de mes anciens collègues thésards avec leur "poster pour Keystone". Mais on ne change pas en vieillissant. Mes collègues actuels, eux, se la pètent quand ils doivent "organiser un Keystone". C'est ainsi que par copinage, j'ai été invité à "donner un talk à un Keystone". J'avais mis ma belle chemise, celle qui sert un peu au niveau du col.