Brico


Retour sur la visite d'Arnaud il y a quelques semaines (je suis en retard...).
Les plaines de jeu, à Seattle, ce n'est pas seulement pour les enfants. Le samedi matin, nous sommes allés au Home Depot (le Brico local). Et l'après-midi, pendant la sieste de Louise, on s'est amusé dans la maison.
D'abord le porte-essuies dans la salle de bain, qui s'était décroché. C'est bien les murs en "dry wall", mais dès que le trou d'une vis s'élargi, c'est terminé, on ne peut plus la refixer. Sauf si on utilise des vis de compétition!
Elles ressemblent à des tire-fort plus qu'à des vis. Là, le porte-essuies, garanti, il ne bougera plus!

Ensuite, le crochet à vélo. Question d'Arnaud: "Tu as un foreuse?" Il a été surpris par ma réponse positive... je lui expliqué que j'avais en effet une foreuse, cadeau de Rosalie et ses parents, méticuleusement choisie par Pierre. Réaction d'Arnaud, en Parisien dans le texte, quand il a vu la Makita: "Ah ben Pierre, il ne s'est pas foutu de ta gueule!"
Quelques trous dans le béton plus tard, la Flèche Bleue était en place!
Quelques autres bricoles plus tard, il était temps de s'attaquer au frigo, dont l'arrivée d'eau n'avait jamais fonctionné. Un bahut pareille, c'est déjà toute une histoire pour le déplacer. Arnaud a tout arrangé en quelques minutes, et voilà, j'ai un vrai frigo américain. Qui fait les glaçons et distribue de l'eau.
C'est pas du luxe, ça? Tout est automatique ici: Gaspard passe l'aspirateur et Prospère fait les glaçons.

Le Parisien


Il y a deux semaines, avant le mini-trip à Dallas, j'ai eu la visite de mon pote Arnaud, le Parisien de New Haven.
Son métier, pendant que Madame était à une conférence médicale à l'Université de Washington, c'était d'essayer avec sa fille Louise toutes les plaines de jeux de Seattle. Et apparement, elles sont mieux que celles de NH.
Le soir, je leur ai préparé une de mes vielles spécialités...
... le saumon aux légumes!
Dimanche, on a fait les gros touristes au Pike Place Market...
... et au tout premier Starbucks.
 Mais comme il pleuvait, on est rentrés à la maison et on a fait des crêpes.
 Miamm!

Ton univers impitoyable


J'étais à Dallas, TX au début de la semaine. Le Texas est l'état d'Amérique où les drapeaux sont les plus grands... et où chaque drapeau américain, sans exception, est accompagné d'un drapeau texan.

Le paysage à Dallas, c'est exactement comme dans le générique du film.
L'hotel aurait très bien pu figurer dans ce générique... s'il avait déjà été construit à l'époque de ce vieux feuilleton.
Il aurait aussi pu se trouver dans le jeu de société "Hotel"... mais ça n'aurait pas été facile de faire tenir le toit ovale oblique sur la structure en carton!

Trois jours enfermé dans un hotel au milieu des autoroutes à douze bandes... j'étais comme un lion en cage à la fin! Heureusement, j'ai trouvé le temps chaque jour pour aller courir dans le parc le plus proche.
Mais, garanti!, il n'y aura pas beaucoup de records du monde à Doha: 35°C... ça fait 20 pulsations de plus à la même allure

Au clair de la lune


Champignon


Je me suis réveillé un matin et en regardant par la fenêtre, j'ai remarqué un changement dans le paysage au loin. Alors j'ai sorti le zoomy-zoom 12x pour mieux voir ce qu'il se passait.
Cet immeuble, le deuxième plus haut de Seattle, est vraiment sorti de terre comme un champignon! Il doit donc s'agir d'une maison de Schtroumpfs!
A moins que ce ne soit comme la Recevresse de la Balique d'Avioth... construite en une nuit par le diable.
Quoi qu'il en soit, ouvrage schtroumpf ou diabolique, ça ne nous dit pas comment ils sont parvenus à amener cette grue aussi haut!

A bicyclette...


L'avantage du vélo, c'est que ça permet d'explorer les environs de Seattle et d'en découvrir les hauts lieux du cyclisme local.
D'abord, Mercer Island. Sur cette île en forme de pied, le chemin le plus court entre deux points, à l'horizontale comme à la verticale, est tout sauf une ligne droite!

Un classique du cyclisme à Seattle, c'est le tour du Lac Washington, une boucle d'environ 80 km.
Côté nord-ouest, c'est un "ravel" asphalté sur lequel le dimanche après-midi, il faut rouler avec grande prudence: entre les piétons, vélos de tous formats, trottinettes, planches à roulettes et autre instruments roulant, gare à la collision!
Au nord-est, la jolie côte bien roulante de Juanita.
Au sud-est, une autre ancienne voie de chemin de fer rectiligne, toute plate, peu fréquentée, couverte d'un joli gravier fin. Une piste de contre-la-montre!
Et au sud-ouest, on longe l'aéroport municipal de Renton.
Un aéroport municipal! S'il devait y avoir un et un seul aéroport communal en Belgique, ça ne pourrait être qu'à Bertrix: car ils sont fous, ces Baudets! D'ailleurs ils ont déjà un aéroport, un vestige de l'OTAN... il n'y a qu'à le rebaptiser.
Et là où Bertrix a les bunkers remplis de vieilles munitions de la guerre froide, Renton héberge une des usines Boeing. Sur le parking, de tous nouveaux 737s prêts pour la livraison, dont celui-ci aux couleurs de Ryanair/Cepachair.

 Pour dépasser les 100 km, on peut prolonger la boucle vers le deuxième lac, Lake Sammamish.
A Redmond, Microsoft-City, on peut aller s'amuser sur le vélodrome.


Ca a l'air facile, comme ça. On pense pouvoir imiter Philippe Gilbert, sprintant tranquillement depuis le sommet du virage pour gagner Paris-Roubaix. Mais l'inclinaison est impressionnante! Il faut foncer et profiter de la force centrifuge pour monter sur l'extérieur de la courbe... en essayant de ne pas avoir le vertige!
Sur le chemin du retour, on traverse la petite ville d'Issaquah. Dans la rue principale, on imagine il y a un siècle les chevaux attachés devant le Saloon. Et au coin d'une rue, en embuscade, les Daltons attendant le passage de la diligence.
En arrière plan, c'est la Montagne du Cougar... là où les cyclistes trouvent la plus difficile côte de la région de Seattle. Environ 4 km, à 9% de moyenne... surnommée "L'Alpe d'Issaquah".
Brutal! Mais au sommet, la vue sur le Lac Sammamish et, au loin, le Mont Baker est somptueuse.

Rectrice ou rémige?


(Mise à jour en bas du post... deux fois!)
En rentrant du labo, ce soir, j'ai remarqué des taches de sang dans l'allée du garage. De toute évidence, quelque-chose de sérieux s'est produit dans le quartier aujourd'hui. J'ai mené ma petite enquête et rapidement, j'ai appris qu'un meurtre avait eu lieu.
Le coupable court toujours. Mais j'ai retrouvé le cadavre de la victime... et je l'ai plumé!
Maintenant, il ne nous reste plus qu'à identifier cette victime!
Quelqu'un a une idée?

Mise à jour, pour aider Antoine à peaufiner son identification: une image des tectrices.

Et voici la photo demandée par Antoine, le verso des rectrices:

Obliteride


Obliteride, c'est la grande opération de fundraising annuelle de Fred Hutch. Le principe: une grande randonnée cycliste, au choix, de 25, 50 ou 100 miles. Chaque participant s'engage à récolter une certaine somme d'argent, dont l'entièreté est dédiée à la recherche contre le cancer à Fred Hutch. Quant à la logistique de cet événement, elle est financée par de gros sponsors locaux.
En sept éditions, Obliteride a récolté 17 millions de dollars... une importante goutte d'eau. Obliteride, c'est aussi une grosse opération de communication: un produit d'appel pour les gros donneurs, et une manière de mettre à l'honneur les patients et leurs familles.
Chaque année, mes collègues de la Team T Cell essaient de me recruter dans leur équipe. Cette année, sur la lancée de Paris, je n'ai pas trouvé de bonne excuse pour me défiler.
Voici donc la Team T Cell vendredi soir, lors de la kick off party!
Le lendemain matin, à 6h30 tapantes, l'ambiance était bien différente au départ des 100 miles. Ces trois dernières semaines, il était tombé 3 mm de pluie sur Seattle. Il en est tombé près de 30 mm sur les 3 premières heures d'Obliteride!

Malgré l'obscurité et l'humidité, une sous-population de 4 T cells gardaient le sourire sur la ligne de départ, prêts à en découdre avec le climat et le relief offerts par Seattle.
A cause de la pluie, le trophée du Roi de la Montagne a été annulé. Cette boucle supplémentaire de 7 miles, sur les flancs de la Montagne du Tigre a été récemment ré-asphaltée. La première grosse averse sur un asphalte frais, ça fait une monstrueuse patinoire dans la descente... trop dangereux! Et derrière nous, face aux éléments, les cyclistes plus lents ont été déroutés vers le circuit de 50 miles.
Dans une des côtes, un mur de 700 mètres à 12% de moyenne, il était amusant de slalomer entre tous ces cyclistes chevronnés dont les vélos faisaient rêver... mais dont les jambes semblaient tétanisées par la pluie. Cependant, il fallait contrôler les watts dans les parties les plus raides: même le derrière sur la selle, la roue arrière se dérobait sur la route détrempée.

Nous étions heureux d'arriver au ravitaillement de la mi-parcours, sous les premiers timides rayons de soleil de la journée, accueillis par de gentils bénévoles jouant les cheerleaders...
 ... qui nous avaient préparé un quintal au moins de délicieuses patates.
Après ça, on avait tellement la patate que la Team T Cell a fait un contre la montre par équipe d'enfer, en tête d'un peloton qu'on a fait exploser.
Malheureusement, la route était dégueulasse et on a commencé à accumuler les crevaisons... jusqu'à tomber à cours de matériel de rechange. Certains devant rentrer dans un délai précis, d'autres devant attendre la voiture d'assistance, nous avons dû nous séparer. Dommage, car on s'amusait bien!
Après avoir roulé 25 bornes seul, j'ai retrouvé d'autres collègues à l'avant-dernier ravito. Impatients d'en finir, on a tracé ensemble fond de balle les 30 derniers kilomètres.
Finalement, nous nous sommes tous retrouvés à l'arrivée, sous un soleil enfin retrouvé!

Dernière (més)aventure: sur le parking à vélo, j'ai réussi à casser ma chaîne! Ca m'apprendra à vouloir repasser sur le petit plateau!
Une journée épique!


Il y a 20 ans...


Blue Angels


Quel potin, le weekend dernier à l'heure de la sieste! De drôles d'oiseaux étaient présents dans le ciel de Seattle.


Dans Top Gun, Maverick se faisait réprimander pour ce genre de pirouettes!