Même pas peur!


Je ne sais pas comment je me suis retrouvé dans la base de donnée du service philantropie de Fred Hutch... probablement via Obliteride. Mais j'ai reçu aujourd'hui le cadeau à leurs donateurs. Ils ont fait dans l'originalité: un masque!

Accompagné d'un carton avec leur nouveau slogan:

"Nous avons besoin de science sans peur... la science sans peur a besoin de nous"

Excellent slogan. Bon travail, les collègues de la com'. 

Et je dirais même plus: la science sans peur a besoin de scientifiques sans peur. 

Et ça, en 2020 plus que jamais, ça fait peur.

Et à propos de science, ça fait vraiment plaisir d'enfin voir les dirigeants de la Belgique adhérer à la méthode scientifique. Merci à eux! Car c'est très dur, mais à moyen terme, ils ne le regretteront pas. Au déconfinement en février, on pourra commencer à parler de vaccin et enfin voir le bout du tunnel!

Heat map

 

J'ai fait des nouveaux graphiques, et le format heat map devient mon préféré!

A droite, le nombre de contaminations par jours et par catégorie d'âge. On commence le 1er mars au sommet et on arrive aujourd'hui en bas. Bleu, peu de contaminations. Mauve et orange, de plus en plus. Jaune, ça brûle. L'échelle est logarithmique, donc quand on change de couleur, on multiplie par 10. On voit la première vague du printemps, la vaguelette de l'été qui n'a jamais atteint les vieux, puis le tsunami de l'automne.

A gauche, la circulation des belges. Cette fois-ci, l'échelle est linéaire de 0 à 150%.

On nous disait que la population n'adhérait pas aux mesures, qu'elle ne les comprenait pas. Faux! La population a fait exactement ce que Sophie lui a dit de faire. Confinement en mars, déconfinement au printemps, grande vacances en juillet, ralentissement en août, puis rentrée des classes. Il n'y a pas plus docile que la population belge... elle a suivi exactement les instruction de sa Première! Même après le catastrophique CNS du 23 septembre, le jaune est devenu moins vif... mais il était trop tard.

On nous disait aussi qu'on avait été surpris par la deuxième vague, qu'on n'avait pas eu le temps de réagir. Faux! Le comportement de ce virus est parfaitement prévisible! Si la circulation des Belges passe au jaune aujourd'hui, les contaminations seront jaunes dans 2 semaines. Comme 2 et 2 font 4.

Noël au supermarché, Pâques reconfiné!

Dans cette triste Belgique qui ne manque pas de resources pour nous dénicher le crétin du mois, allez le dire à Clarinval: se rend-il bien compte de la réalité de ses paroles, quand il parle de "question de vie ou de mort"?






Saint-Nicolas est passé


Saint-Nicolas est passé au labo aujourd'hui. Comme on avait été sages, il nous a apporté le spectrophotomètre NanoDrop One.

Rapide et précis, équipé d'un écran tactile et d'une connection WiFi pour transférer les résultats, c'est l'ustensile idéal pour mesurer la concentration de vos échantillons d'ADN, ARN ou protéine dans un volume inférieur à 2 microlitres.
Merci, Saint-Nicolas!

Le Père Sévérance


Une longue histoire aujourd'hui! Elle commence en juin 2015, lors de ma deuxième visite ici à Seattle. Ces longues journées d'interview sont organisées, en partie, pour qu'on puisse rencontrer nos potentiels futurs collègues. Et vice versa.

Parmi ces personnes, une immuno-oncologiste suisse francophone. Son truc, c'est d'isoler les lymphocytes du sang d'un patient, les bidouiller génétiquement, puis les réinjecter pour qu'ils puissent combattre la tumeur. Ca ressemble à de la science-fiction. Mais ça se fait et ça marche!

Ca marche parfois. Pas toujours. Et pour que ça fonctionne mieux, il faut des tests cliniques dont le coût et la durée sont prohibitifs. Ce serait tellement plus facile si on pouvait faire ça dans une souris plutôt que dans des humains. Genre... dans Mistigri!

Quand je suis arrivé, on en a rediscuté. On a même fait quelques manips. Mais comme on n'avait pas énormément de pognon, ça en est resté là. Jusqu'en 2017, quand Fred Hutch a annoncé un partenariat avec la fondation de la famille de Steve Jobs. Ils voulaient financer 10 projets de recherche. Leurs critères de sélection: des projets "innovants et audacieux"!

Je me souviens, la veille de la date de soumission, tout le monde courrait comme des poulets sans tête pour finaliser leur projet. Une compétition interne avec 10 vainqueurs, il n'y a pas de quoi fanfaronner. Mais nous étions néanmoins fort heureux, quelques mois plus tard, d'apprendre que notre projet était sélectionné.

2019: notre financement est arrivé à terme. On a progressé, mais on n'a pas encore soigné le cancer.

Heureusement, début 2020, la fondation annonce une possibilité de prolongation. Les enchères montent. Cette fois, comme au Lotto, on joue pour le million. Mais il n'y aura que quatre vainqueurs. Les participants? Tous ceux qui ont été précédemment financés, dans toutes les institutions partenaires. Parmi celles-ci: Harvard, Yale, Stanford, Oxford, ... de très sérieux clients!

Première étape en janvier: la lettre d'intention.

Deuxième étape en mars, à l'occasion de la retraite annuelle dans la Napa Valley, la grande région viticole de Californie. Parmi les 67 lettres reçues, onze sont sélectionnées pour un "pitch talk". Un pitch talk, c'est quand on a à faire au fils d'un visionnaire de la communication, et qu'il doit réinventer le format des présentations scientifiques. Exercice intéressant, même si pas très simple. Evidemment, en mars, tout a commencé à merder. Au lieu de la luxueuse auberge californienne, c'est confinés devant notre Zoom que nous avons fait notre pitch talk. J'en garde un souvenir assez moyen.

Troisième étape, mi-mai. Soumission du projet écrit. A nouveau dans un format non-conventionnel et en confinement, évidemment. Sans pouvoir en discuter en personne, pas facile. La technologie n'a pas encore remplacé le bon vieux tableau blanc et les marqueurs pour griffonner des idées. De tous les projets que j'ai rédigés, sans aucun doute, ça a été un des plus compliqués à concevoir.

Silence radio jusqu'à la fin de l'été, lorsqu'ils nous on demandé de réviser notre projet. Ce que, quatrième étape, nous avons fait à la mi-septembre.

Nouveau silence radio de deux mois. Et finalement, aujourd'hui, le dénouement! Maintenant, les gratte-papier y travaillent. Car, approche toujours non-conventionnelle, le partage de la propriété intellectuelle fait partie de l'accord de financement.

Ils voulaient de l'audace et de l'innovation. Pour nous, il a surtout fallu de la patience et de la persévérance.


Z comme Zorglub

 

Je l'ai déjà dit, et le débat est clos. Mais ça ne fait pas de mal de le répéter: Franquin était un génie absolu!

Dans "Les Pirates du Silence", des décennies avant la montre d'Apple et les lunettes de Google, il avait équipé la pipe et la montre de Fantasio de caméras, pour lui permettre d'aller faire un reportage à Incognito City, la ville où aucun journaliste n'est le bienvenu.

Dans ses merveilleuses Idées Noires, il avait prévu comment Donald et Sophie allaient gérer la pandémie de 2020: en passant commande de corbillards, pour évacuer les cadavres.

Dans Z comme Zorglub, il nous montrait comment un dirigeant pouvait utiliser la zorglonde pour guider la volonté de sa population. Et bien c'est exactement ce qu'a fait le Gouveneur de Washington: dimanche, il s'est exprimé via les ondes TV; lundi, ses concitoyens tels des robots s'étaient rués vers les supermarchés pour y dévaliser le rayon PQ.

Papi fait de la résistance


Regarder 6 fois par jour l'évolution des sondages pré-électoraux, c'est terminé. Vérifier 12 fois par jour l'avancement du comptage des bulletins en Pennsylvanie, ça aussi, c'est fait. Les stats du coronavirus, ça reste le bruit de fond mais c'est déprimant.

Heureusement, il y a de nouveaux résultats à vérifier compulsivement plusieurs fois par jour: le classement du Vendée Globe!

Comme tous les 4 ans, les bateaux sont repartis des Sables d'Olonne pour un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. La barre mythique des 80 jours a été franchie il y a 8 ans. Cette année, le vainqueur pourrait être de retour en moins de 70 jours. Pour accomplir cet exploit, un bande de jeunes furieux aux dents aiguisées, à la barre de prototypes équipés de "foils" latéraux, leur permettant littéralement de voler sur la surface des vagues.

Derrière eux, plus modestement, il y a un groupe d'aventuriers sur des bateaux d'ancienne génération dont le seul but est de boucler la boucle.

Et puis il y a une personnalité. Un dénommé Jean Le Cam, breton de son état, tignasse au vent et toujours le bon mot pour faire rire. Un vieux loup de mer! Dans sa jeunesse, il a remporté trois fois la Solitaire du Figaro, une course exigeante, ce qui lui a valu le surnom de "Roi Jean". En 2004, il a fini second du Vendée Globe. En 2008, il a chaviré au Cap Horn, et son sauvetage par un autre participant est resté légendaire. En 2012 et en 2016, il a terminé pèpère, amusant la galerie avec ses vidéos envoyées du bord.

Cette année, il est de retour pour son 5ème Vendée Globe. Contrairement aux favoris, supportés par de gros sponsors sur des F1 des mers, Jean Le Cam s'est endetté pour acheter lui-même son bateau (le bateau du vainqueur 2008) et l'a baptisé "Yes we cam!". Un soixantenaire à bord d'un voilier vieux de 12 ans, il est certainement là pour faire de la figuration, n'est-ce pas?

Pensez-vous! Une semaine après le départ, le Roi Jean est en tête de flotte. Comme il l'a dit pendant le direct quotidien, "Papi fait de la  résistance", suscitant le respect et l'admiration de ses jeunes concurrents lancés à ses trousses.

Si vous avez envie d'évasion en cette période morose, allez sur le site du Vendée Globe et trouvez la dernière vidéo envoyée par Jean Le Cam!

Baromètre

 

Depuis mai dernier, nous avons un baromètre du coronavirus dans l'état de Washington et dans chacun de ses comtés. Un des paramètres principaux, universel à travers le monde selon les recommandations de l'OMS, c'est le nombre de nouveaux cas par 100.000 habitants sur une période de 14 jours.

En juin, le King County a dû redescendre sous la ligne des 25 cas pour être autorisé par le Gouverneur à entrer en phase 2 de déconfinement. Mais un mois plus tard ce chiffre était remonté à 100. Le Gouverneur a donc mis le halte-là: pause à durée indéterminée du déconfinement, on a a déjà parlé. Depuis, nous naviguions gentiment entre 50 et 100 cas par 100.000 habitants toutes les deux semaines, ce qui maintenait les hôpitaux dans une situation gérable.

Mais depuis une semaine, la situation s'est emballée. Le chiffre est subitement passé à 200. Aujourd'hui, le Gouverneur et son épouse étaient à la TV pour implorer la population de ne pas fêter Thanksgiving cette année. Ou s'ils veulent le faire quand même, ils doivent débuter dès aujourd'hui leur quarantaine de deux semaines. Et le Gouverneur a déjà prévenu: dès lundi, il s'adressera à nouveau à la populasse pour annoncer de nouvelles restrictions.

Au labo, ça n'a pas tergiversé. 200 hier, décision aujourd'hui. On était en phase 4c depuis juillet, dès lundi on retombe en phase 4a: tout ce qui ne doit pas obligatoirement se faire au labo, doit se faire à la maison. Et pour ne rien vous cacher, je fais déjà les plans pour une redescente au niveau 3 dans pas longtemps.


A quoi ressemblerait un tel baromètre en Belgique?

- 200, la valeur à laquelle Sophie, totalement inconsciente, ouvre les vannes en septembre.

- 2000, une valeur impensable, à laquelle Frank et Alex se décident enfin à fermer les bars. Pour une fois que la Belgique était en tête du hit parade mondial du New York Times...

- 1000, si on s'applique bien à ne pas pratiquer trop de tests, on devrait y arriver lundi. Comme ça les enfants pourront retourner en toute sécurité à l'école.

Le point commun entre la Belgique et les USA sur ce coup-là, c'est la gestion désastreuse, inconsciente, irresponsable de la part de l'état fédéral. Les USA ont l'excuse d'être dirigés par un débile profond. Mais ont l'avantage que dans certains états, les Gouverneurs prennent les choses en main de manière responsable. Pauvre Belgique, qui n'a que l'irresponsabilité des ses politiciens normaux.

Soirée électorale


Au fil des années, j'ai appris qu'une soirée d'élection présidentielle aux USA, c'est un peu une ambiance de finale de coupe du monde de football ou de concours Eurovision de la chanson. On en parle toute la journée, on planifie avec qui on va regarder, ce qu'on va manger et boire...

En 2008, l'élection avait lieu le jour de la retraite du Département d'Immunobiologie. Un des professeurs a donné sa présentation vêtu d'un T-shirt Obama. Vous imaginez? Marius Gilbert donnant cours au Janson avec un T-shirt au portrait de Sophie Wilmès? Le soir et les jours suivants, le pays (en tout cas la région du pays où je me trouvais) était euphorique. "Yes we can!", malgré la crise financière, tous les espoirs étaient permis. Mais je me souviens distinctement ce soir-là d'une réflexion d'un commentateur sur CNN, inquiet: pour contrer cette vague bleue (la couleur des démocrates), les républicains allaient devoir mettre la barre encore plus à droite 4 ans plus tard.

En 2012, j'étais à la  bibliothèque à Yale, travaillant sur l'article Mistigri. Trop facile! Tout était joué bien avant l'heure où je me faisais généralement virer par l'agent de sécurité qui venait fermer les portes de la biblio.

En 2016, on s'attendait à une soirée amusante: les sondages étaient clairs, le clown allait se faire renvoyer dans ses pénates. En début de soirée, les commentateurs étaient confiants: les votes ruraux plus favorables au républicains étaient comptés plus rapidement, les votes pro-démocrates venant des villes allaient arriver plus tard. Ils ne sont jamais venus. Alors on a tenté de se convaincre que peut-être que ça allait aller quand-même... le clown allait épouser le costume de Président. Tu parles!

En 2020, malgré la confiance des sondages, on avait du mal à y croire: une Présidence normale semble être quelque chose de tellement lointain; mais 4 ans de plus avec le même président était tout simplement impensable. La veille du scrutin, les sondeurs tentaient de nous rassurer: même si les sondages se plantaient autant qu'en 2016, ce serait encore une victoire pour Biden. Et pourtant... Vers minuit, le scénario de 2016 se répétait: le président sortant avait un avantage à 2 chiffres dans les états clef du Wisconsin, Michigan et Pennsylvanie. A ce moment-là, j'ai dû arrêter de regarder les infos: littéralement, je tremblais des quatre fers. Je suis allé dormir, mais je n'ai guère dormi.


Ce matin, l'écart s'était resserré. Il y avait de l'espoir. Mais ça restait terrifiant. Et puis dans l'après-midi, le Wisconsin et le Michigan sont tour à tour passés au bleu. Rien n'est encore fait, car le comptage se poursuit dans les derniers états. Donc on croise les doigts, mais ça devrait aller. La tension est quelque peu retombée. Il va falloir du temps pour se remettre de ces 4 ans de chaos. Mais ce soir, le pays a surtout besoin d'apaisement.

A Yale, en face du labo, il y avait un marchand de muffins et de café. Ca s'appelait le Blue State Coffee. Peint sur les murs, il y avait des citations de diverses personnalités. Dont une de Bill Clinton: "Il n'y a rien de mal en Amérique qui ne puisse être résolu par ce qu'il y a de bien en Amérique."

Ca marche!

Il me font rire, les ministres qui nous disent qu'ils ont été surpris par la vigueur de la deuxième vague, qu'ils n'auraient pas pu agir plus vite. Il n'y a pas de mal à être ignorant, mais virer les épidémiologistes n'était probablement une très bonne idée.

Car ce virus est tellement prévisible! Tout est dans le chiffre R. En septembre, R>1 annonçait la croissance exponentielle si on ne faisait rien. Sophie n'a rien fait, alors le virus est parti à l'exponentielle. On sait que fermer les bars fait diminuer R. On a fermé les bars il y a deux semaines, et boum!


Nous semblons arriver à un plateau au niveau des hospitalisations!
Si seulement Sophie avait fermé les bars le 23 septembre, quand les épidémiologistes l'en imploraient sur Twitter, il ne faudrait pas fermer les écoles maintenant.

Malheureusement, on sait aussi que la mortalité suit les hospitalisations de quelques jours. Alors les titres du JT vont encore être dramatiques pour quelques temps.

Et après? Commençons dès maintenant à préparer le déconfinement. Il est grand temps de comprendre la vraie signification de "vivre avec le virus":

(1) Le masque et la distanciation partout, en toute circonstance et à tout âge. Et le masque, sur la bouche et sur le pif, s'il vous plaît bien! Pour ceux qui ne comprennent pas en français, Google peut traduire dans toutes les langues, même en esperanto. Quant au petit rigolo qui demande si il peut enlever son masque pour promener le chien à 10 heures du soir... ben oui, utilisé avec un tout petit peu de bon sens, le masque est notre meilleur ami.

(2) En période de guerre, les généraux prennent les commandes et ne demandent pas l'avis des gérants de bistros. En période de pandémie, que les épidémiologistes, virologistes et immunologistes prennent les commandes. Les économistes de la santé, les représentants de l'événementiel, le syndicat des cafetiers, qu'ils aillent à la pêche à la ligne. On leur fera savoir quand on a besoin d'eux.

(3) La seule vraie valeur qui compte pour piloter le déconfinement, c'est R. Si un génie nous dit "oui mais il n'y a presque plus cas", qu'il aille aussi à la pêche à la ligne.

(4) A la fin du confinement, par définition R sera inférieur à 1. Dès qu'on va réouvrir, R va inévitablement réaugmenter. Il faudra donc réouvrir très progressivement, de 4 semaines en 4 semaines. Dès que R approchera de 1, on s'arrêtera là. Si R dépasse 1, on fera marche arrière sans une minute d'hésitation. Il n'y aura pas de discussion possible.

(5) Dans quel ordre est-ce qu'on réouvre? On commence par les écoles, on finit par les marathons. Entre les deux, concerts, théâtres, musées, marchands de chaussures, Tour des Flandres, salon de l'auto, bars et restaurants... que les ministres décident. Mais qu'ils se remuent le derrière, cette fois-ci! Une fois que l'ordre sera établi, les épidémiologistes décideront quand on ouvre ou ferme les vannes.

(6) Zoom a de l'avenir. La petite conférence de village se fera sur Zoom comme les gros congrès scientifiques (ça marche!). Le club philatélique se réunira sur Zoom. Le concert de la salle des fêtes et la pièce de théâtre de la troupe locale seront en streaming sur YouTube. La marche Adeps et les allures libres du dimanche matin seront virtuels, comme les gros marathons internationaux. Et nous, on continuera à refaire le monde sur Zoom tous les dimanches à 18h.

(7) Les tests et le tracing, c'est le détecteur de fumée qui doit alerter les pompiers avant que R ne dépasse 1 localement. Mais il faut bien dire que le système a lamentablement échoué au premier déconfinement. Quelle est la solution? Je suspecte que des algorithmes d'intelligence artificielle vont aider.

(8) On croise les doigts pour qu'un vaccin soit disponible le plus rapidement possible. Et on prépare déjà la chaîne de distribution. Avant que Monsieur Vervoort nous dise encore qu'il n'a pas eu le temps de réagir (couillon!), prévenez le que distribuer un vaccin qui se conserve à -70°C, ça va demander une certaine logistique.

Voila, comme ça vous savez déjà ce que Marius expliquera en février!


Zoom

Il y a des réunions Zoom qui sont moins désagréables que les autres. Par exemple quand l'organisateur fait déposer un paquet sur le pas de la porte une heure avant le début de la réunion!



Sent from my iPhone