Houston, Texas


Tout est grand au Texas!




En 1997, on était à Londres avec Jeff le jour de l'enterrement de Lady Dianna. Cette fois-ci, j'étais à Houston le jour de l'enterrement de l'ancienne First Lady. Et pas n'importe où!

J'ai perdu le réflexe du blogueur qui prend des photos de tout et n'importe quoi, au cas où. J'ai donc oublié de photographier l'hôtel, alors googlez vous même The Houstonian Hotel... ça vaut la peine!

A un bloc de l'église où se tenaient les funérailles. L'hôtel a aussi été la résidence officielle des Bush,  pour raison électorale, pendant qu'ils étaient en fonction à Washington DC. L'hôtel a d'ailleurs gardé la recette officielle des cookies de la First Lady.



Contrairement  à tous les Sénateurs républicains et autres sommités entourées de leur service de sécurité, nous n'étions pas là pour l'enterrement, mais pour un forum de jeunes chercheurs en immuno-oncologie.

Les anciens de Gosselies représentaient en force le Moser/Leo lab!

Face à nous, le jury composé des pontes de la discipline distribuait les prix.

Voici le podium dans notre catégorie:
Bien plus important que la compétition, les nouveaux amis! Nous nous retrouverons avec plaisir dans les congrès dans les années à venir!

Un week-end presque parfait


On avait fait la même photo en 2002, il faudra qu'on les encadre l'une à côté de l'autre:
On n'était pas les meilleurs athlètes, mais on avait la meilleure équipe de supporters! Les gens qui courraient à nos côtés ont été impressionnés... et nous aussi!
 
Rosalie habillée en rose et perchée sur les épaules de son papa, c'est parfait pour repérer le groupe à distance!
Un marathon, ça se respecte et ça se mérite. Je pourrais dire que c'est la faute à mon genou. Mais la réalité est qu'il a certainement manqué quelque-chose à ma préparation. Je ne méritais pas le marathon cette fois-ci, c'est tout. Mais cette photo au 33ème kilomètre, mon point final, atténue la déception et vaut bien plus que tous les marathons du monde!
Et surtout, félicitation à ce Champion, qui a terminé son marathon et bien mérité sa médaille, dans le même temps qu'il y a 16 ans! Chapeau! 

Quant à moi? Comme je dis toujours au labo, si tu n'échoues jamais, c'est que tu manques d'ambition. L'important, c'est d'apprendre quelque chose à chaque fois et de persévérer.
Alors je vais réparer ce foutu genou, je vais continuer à travailler, puis on retournera tous à Paris. Et cette fois-ci, on le terminera, ce marathon!
Merci les amis, c'était un week-end presque parfait! Désolé de ne pas avoir été à la hauteur des supporters!

La saga continue


Si quelqu'un veut faire les comptes, je pense que je vais poster sur ce blog plus de photos du Mont Rainier, que de photos de la stèle Imagine à Strawberry Fields sur l'ancien blog.

Bon, vous vous souvenez de mon pif de Gruffalo avant Noël? Sur conseil du dermato, une fois le truc complètement dégonflé, je suis retourné le voir pour retirer ce qui restait et espérer que ça ne revienne plus jamais. Pas de bol, j'avais un point rouge un peu plus haut sur le nez et c'est ça qu'il a retiré. Traitement radical, pour un petit bouton d'acnée!

Mais tous les médecins ne sont pas incompétents. Plus tôt dans la semaine, j'en avais trouver une pour me signer mon certificat médical pour le marathon. Le seul problème qu'elle m'ait trouvé: mon âge. Au delà de 35 ans, il faut contrôler son taux de cholestérol... le mien est impeccable.

J'en conclus que dans le système de soins de santé américains, les médecins sont compétents pour traiter les gens en bonne santé. Pour toute autre forme de maladie, ne faire confiance qu'à soi-même!

Rapport d’activité hebdomadaire


Il faut vraiment de la mauvaise fois, comme seul un Gaumais peut en faire preuve, pour ne pas classer Seattle dans le top 3 des meilleures pistes de jogging du monde!

L'estran entre Middelkerke et Mariakerke, la forêt de Chiny, les cuestas entre Herbeuval et Avioth... non, le podium est complet. On pourra simplement admettre sur ce coup-là que Seattle est nettement supérieur à New Haven. Surtout grâce à la météo! Il neige encore à NH, alors qu'aujourd'hui à Seattle il faisait 17°C et le soleil de fin d'après-midi était éblouissant.

Parlons performances. Ca fait quelques semaines que je tente d'approcher les 30 kilomètres. Il y a deux semaines, je me suis perdu et me suis retrouvé à faire du trail... 20 km on suffit. La semaine dernière, tout était optimal mais plutôt valloné, 25 bon kilomètres. Aujourd'hui, j'avais en plus optimisé le ravitaillement en course sans fâcher mes intestins... mais j'ai un peu négligé le repas d'avant course. C'est pourtant simple! Un gros plat de purée avec une tomate et du camembert 3 heures à l'avance, puis quelques fruits secs une heure avant de partir. Sans ça, après 23 km, j'étais vide, les jambes brûlaient!

Encore 3 weekends pour mettre tout ça en place, pas de raison de paniquer!

Mais vivement qu'il soit terminé, ce marathon! Le merle chante face au balcon ce soir, et j'ai hâte d'emmener la Pategaumais-mobile faire un peu d'ornitho dans l'arrière pays de Seattle.

En attendant, au programme de ce soir, le DVD de Podium.
Magnolia.... .... fowever!

Plus qu’un mois!


Les choses sérieuses approchent: dans exactement un mois, atterrissage à Paris! Il ne s'agit plus de trouver d'excuses pour zapper un entrainement!

A l'occasion, je visite Seattle. Première observation: la ville n'est pas plate! Impossible de courir 20 bornes sans devoir se farcir une sale côte. Mais l'avantage, c'est que le paysage offre souvent une jolie récompense au sommet.

Seconde observation: impossible de courir plus de 20 bornes sans devoir se farcir une seconde côte! C'est seulement quand on atteint le chateau d'eau, là-haut tout au bout de ce boulevard, qu'on sait qu'on va enfin redescendre.

Trève de bavardage: motivons-nous en allant revoir nos photos de 2005. Ce jour-là, Tom Boonen remportait son premier Paris-Roubaix. Tom Boonen est maintenant à la retraite, pas nous!
Les amis, il est temps de réviser votre plan de Paris...
... afin d'être au poste...
... au moment où on s'amènera!
Mais rassurez-vous,  la technologie a progressé! En 2002, on n'avait même d'appareil numérique et donc aucune photo sur mon disque dur. En 2018, vous aurez une application sur votre téléphone qui vous indiquera notre position en temps réel!

Et puis on n'avait pas non plus de blog à l'époque, alors je pense qu'on n'a jamais fait ce montage en trois plans!
On va bien s'amuser!




Araignée


Je vous ai menti hier: ce lundi était bien un jour férié (Presidents Day), mais je suis quand-même allé travailler plutôt que de courir.
C'était une meilleure journée que ce week-end: je vais à nouveau aller faire un tour chez les cow-boys texans en avril, à Houston. Sélectionné pour un forum de jeunes chercheurs en immuno-oncologie. Il y aura du beau monde... tout bon!
Donc malgré le froid de ces derniers jours et le soleil couchant, j'étais motivé pour aller courir en fin de journée. Et même si ça ne vaut pas la forêt de Chiny ou les Cuestas gaumaise, les bords du Lac Washington et la vue enfin dégagée sur le Mont Rainier (je ne l'avais plus vu depuis que Rosalie l'a rebaptisé Mont Araignée), il n'y a pas de quoi trop se plaindre!
Mais il faisait déjà trop sombre au moment d'entamer mes boucles sur Bailey Peninsula, alors au lieu d'allonger la distance, j'ai allongé la foulée.
Grignoter 30 secondes par kilomètre par rapport à ma cadence habituelle, ce n'est pas évident! Les jambes, pas de problème. Même le vieux genou qui était récalcitrant il y a quelques semaines, pas de problème. Les pulsations, pas de problème. Les poumons, ils prendraient bien un petit puff de Ventolin à la Chris Froome, ils bossent dur, mais pas de problème. Par contre la digestion... le petit grain de sable dans l'engrenage... bien synchroniser les repas... il faut encore optimiser ce réglage dans les prochaines semaines. Greg Lemond disait que ça ne devient pas plus facile avec l'entraînement: tu bosses juste plus dur!

Entraînement interrompu après seulement 12,5 kilomètres, je suis donc rentré à temps pour voir la fin du patinage artistique. J'aurais bien voulu voir à la TV française la presque médaille d'or des Français. Comment va Nelson? 

Kurt et Jimi


Il y a des weekends où la meilleure chose à faire, c'est ne rien faire! Comme rien n'allait au labo, j'ai tenté la cuisine. Crêpes: ratées! Gâteau Eugénie: raté! Et plus d'oeufs pour recommencer...

Alors en chemin vers le magasin pour aller acheter des oeufs, j'ai fait un peu de tourisme. Je n'avais jamais réalisé que j'habitais tout prêt de chez Kurt! Je suis même souvent passé en courant juste devant sa maison sans m'en rendre compte.

Le monument à sa mémoire est, comment dire... grunge!

Autre légende locale, Jimi Hendrix. Ne mériterait-il pas un peu plus que cette petite statue, posée aléatoirement au coin de deux rues?

J'ai quand-même élucidé un mystère ce week-end. Je trouve régulièrement ma boîte aux lettres ouverte. Ce qui est peu pratique, car à Seattle... il pleut! J'ai d'abord pensé que le facteur était distrait. Mais j'ai parfois trouvé la boîte ouverte un dimanche après-midi. Donc je pensais que des gamins du quartier faisaient des petites blagues. Ce samedi, ça n'arrêtait pas: toutes les heures je refermais la boîte, toutes les heures elle était ré-ouverte. Et seulement la mienne, pas celle du voisin. Aurais-je fait quelque-chose de mal pour mériter des représailles du voisinage?
Je me suis donc posté sur le balcon pour identifier le malotru... qui n'a pas tardé à se démasquer: une rafale de vent du sud, qui tourbillonne dans l'allée de garage!

Pendant que ma deuxième tentative de gateau Eugénie est dans le four, profitons des Jeux Olympiques!
Le patinage artistique sans Nelson Monfort au commentaire, ce n'est pas la même chose!
Similarité néanmoins: la présence de stars des années 90 au commentaire.
Mais différence considérable: contrairement à Philippe Candeloro, Tara Lipinski a gagné la médaille d'Or, elle, à Nagano!

Bien, le second gateau Eugénie est une totale réussite...
... je peux le déguster devant le curling.
J'ai une admiration sans limite pour ces gens qui ont passé la majorité de leur vie à s'entraîner pour faire glisser un caillou au milieu d'une cible!

Demain est un jour férié ici (ils en inventent fréquemment, sur la côte Ouest). Pour une fois, je vais faire comme tout le monde, je n'irai pas travailler un jour de congé: j'irai plutôt courir les 28 km que j'ai zappés pendant ce week-end inutile.

Début d’année


Alors... il est temps d'inaugurer 2018 sur ce blog! J'ai été vachement trop occupé depuis mon retour au boulot.

Les bonnes nouvelles: on a eu quelques heures de soleil et de ciel bleu en ce lugubre mois de janvier. Et mon pif est réparé, comme vous voyez! Il reste un petit quelque chose, le dermato le découpera dans quelques jours.

Evidemment, ce qui est important et le sera pour les 2-3 prochains mois: l'entraînement! Dimanche dernier, la cata. Mon cerveau ne voulait pas, j'ai fait demi tour après 500 mètres. Ce dimanche, beaucoup mieux côté cerveau, mais les jambes ont été un peu récalcitrantes: elles ont décidé de s'arrêter après 19,5 km. J'ai dû marcher (ramper) les 500 derniers mètres. Je pense qu'il est temps de me remettre au régime purée 48h avant les longues sorties, et faire une provision de machins dégueux à mettre en poche comme les cycliste.
Et toi Vincent, comment ça va l'entraînement?

La phrase du jour!


"at least 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 34, 35, 36, 37, 38, 39,40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50 or more genes"

Je ne comprendrai jamais vraiment bien le langage des droitiers...

Fin d’année


Mise à jour en fin de post

Fin d'année un peu compliquée. Normalement, je monte dans l'avion vendredi... si tout va bien!

Il y a une semaine, je me suis réveillé avec un gros machin sur le nez. Comme ça ne disparaissait pas après quelques jours, je suis allé voir un médecin. A part pour des bobos genre gamelle à vélo et les visites médicales obligatoires, c'était la première fois depuis 2004 que j'allais chez un docteur. Celui-ci a diagnostiqué une infection et a prescrit des antibiotiques.

Quand je lui ai demandé comment une bactérie avait pu aller se loger sous la peau sans aucune blessure et ne pas être dégommée par mon système immunitaire, il m'a répondu que le 'pourquoi?' ne relevait pas de la science mais de la philosophie ou de la religion. S'il avait un peu réfléchit, il aurait pu penser à autre chose qu'à une infection. Car ses antibiotiques n'ont rien fait, au contraire! Voici l'état des lieux ce matin: deux fois pire!


Alors je suis retourné le voir ce matin. Aveux d'impuissance, il m'a envoyé chez un spécialiste: un ORL! Ben oui, c'est sur le nez. Logique!

L'ORL lui pense à un machin, genre cyste, enflammé et il veut l'enlever sous anesthésie générale. Mais d'abord, il veut faire un CT scan pour s'assurer que le truc n'est pas attaché au cerveau. Vraiment? Entre la peau du nez et le cerveau, n'y a-t-il pas un os, genre le crâne, pour faire barrière? Donc maintenant, j'attends patiemment un RDV pour le scan. Après, il n'est pas chaud à me laisser prendre l'avion directement, en cas de complication avec la cicatrice.

A lui aussi, j'ai posé quelques questions. Par exemple: si c'est une inflammation, ne peut-on pas résoudre le problème avec des anti-inflammatoires? Réponse catégorique: les antibiotiques n'ont pas fonctionné, donc des antibiotiques plus puissants ne fonctionneront probablement pas non plus. Non mais sérieusement, on frise l'incompétence là! C'est comme au cours de solfège avec le Père Draye: "Tous les silences ne sont pas des soupires, mais tous les soupires sont des silences", "Toutes les infections causent de l'inflammation, mais toutes les inflammations ne sont pas dues à une infection".

Soit...

J'ai demandé l'avis de ma collègue qui a levé les yeux, genre: 'crétins!'. Elle aurait déjà arrangé ça depuis longtemps d'un coup de scalpel. Et il se fait qu'elle prend le même vol SEA-AMS que moi vendredi, donc en cas de complication dans l'avion, elle s'occupera de mon pif!

Quant aux médecins, c'est comme les avocats et les garagistes: plus ils sont mauvais, mieux ils gagnent leur vie.

Mise à jour:
J'ai enfin trouvé un dermatologue compétent. Son objectif: réduire l'inflammation! Il y a mis la dose pour être certain que ce soit réglé avant l'avion vendredi. Et surtout ne pas charcuter tant que c'est hyper-inflammé! La dissection, ce sera pour janvier. En plus, lui a répondu à toutes mes questions, confirmant que j'avais eu affaire à des crétins jusqu'à présent.

Re-mise à jour:
J'aurais pu faire docteur! Je lui avais bien dit a l'ORL: des anti-inflammatoires! Une bonne injection de stéroïdes dans le pif à l'insu de mon plein gré, des compresses bouillantes pour faire circuler... culmination de la biotechnologie!