En piste


C'est ici, au coin de la rue, que s'est préparée en bonne partie notre performance parisienne du printemps dernier.
Mais en été, il a fallu faire preuve de grande patience: la Ville de Seattle a voté un budget d'environ 1,5 millions $ pour restaurer la piste d'athlétisme et le terrain de football de Garfield High School.
Ils ont commencé par remplacer le terrain synthétique...
... un véritable billard...
... sur lequel ils ont ensuite tracé l'insigne de l'équipe locale.
Comme à Yale: les Bulldogs!
Ensuite, ils on habillé la piste de son tablier blanc pour refaire la surface... une odeur bien chimique régnait alors dans le quartier!
Mais le résultat a été spectaculaire...
... surtout lorsqu'ils ont retracé les lignes.
Le 1er septembre, les gamins pouvaient reprendre possession des lieux. Ils sont hauts comme trois pommes, mais ils se rentrent déjà dedans comme des irréductibles Gaulois face aux Romains.
Le problème, c'est que pour jouer leurs matchs, ils déplacent leur matériel d'entraînement sur la piste. Comme celui-ci, qu'ils utilisent pour pratiquer la technique du bélier.

Et toi, quand tu arrives le dimanche soir pour faire tes tours de piste, bonne chance pour pousser cet engin de 3 tonnes.
En août, ils avaient aussi placé les supports du nouvel éclairage...
 
... qui est enfin arrivé en octobre.
Malheureusement, les feux de la rampe sont réservés aux (futures) stars du ballon ovale. 
Pour les coureur verspéraux, il faut se contenter de la petite loupiote que le concierge laisse allumée certains soirs.
Peu importe! En plus de l'esthétique, cette nouvelle piste est hyper rapide... il est temps de convoquer une réunion au sommet afin de préparer notre prochaine destination marathonienne.
Sylvie??

Top Gun


Vol intéressant vers Providence, jeudi dernier. En ce soir d'Halloween, il y avait un passager prestigieux dans l'avion: Maverick lui même!
Avec Maverick à bord, le vol devait être agité! A l'approche de Providence, le pilote nous a annoncé des turbulence dans la descente vers la piste d'atterrissage: il a éteint toutes les lampes, puis allumé les indications pour les sorties de secours... rassurant!
La descente était en effet digne de Walibi... à tel point qu'à un moment, on a senti l'avion remonter, virer, les lampes se sont ré-allumées et le pilote nous a annoncé: "It's too dangerous, we're bugging out!". C'est ainsi que nous somme arrivés à Boston... il n'y avait plus qu'à attendre qu'ils nous trouvent des taxis pour nous amener à Providence!
Je n'ai passé que 24h dans la capitale du Rhode Island, donc pas beaucoup de photos. Mais on peut voir les couleurs, ciel bleu et arbres jaunes, typiques de l'automne en Nouvelle Angleterre.

Wall Street


J'étais à NYC, lundi et mardi dernier, pour l'habituel meeting "Lupus". Troisième et dernière édition pour moi, car on arrive déjà doucement à la fin des 3 ans de financement qu'ils nous avaient généreusement accordé... le tout premier financement externe du labo!
 Je suis resté moins de 48 heures à New York, mais j'ai quand-même trouvé le temps d'aller courir quelques kilomètres le long de l'Hudson River, à la lueur du One World Trade Center, et en repassant par le pont de Brooklyn.

 Et comme l'hotel était au coin de Wall Street, un quartier que je n'avais jamais exploré, avant de repartir, j'ai fait un rapide détour par le quartier de la bourse


Brico


Retour sur la visite d'Arnaud il y a quelques semaines (je suis en retard...).
Les plaines de jeu, à Seattle, ce n'est pas seulement pour les enfants. Le samedi matin, nous sommes allés au Home Depot (le Brico local). Et l'après-midi, pendant la sieste de Louise, on s'est amusé dans la maison.
D'abord le porte-essuies dans la salle de bain, qui s'était décroché. C'est bien les murs en "dry wall", mais dès que le trou d'une vis s'élargi, c'est terminé, on ne peut plus la refixer. Sauf si on utilise des vis de compétition!
Elles ressemblent à des tire-fort plus qu'à des vis. Là, le porte-essuies, garanti, il ne bougera plus!

Ensuite, le crochet à vélo. Question d'Arnaud: "Tu as un foreuse?" Il a été surpris par ma réponse positive... je lui expliqué que j'avais en effet une foreuse, cadeau de Rosalie et ses parents, méticuleusement choisie par Pierre. Réaction d'Arnaud, en Parisien dans le texte, quand il a vu la Makita: "Ah ben Pierre, il ne s'est pas foutu de ta gueule!"
Quelques trous dans le béton plus tard, la Flèche Bleue était en place!
Quelques autres bricoles plus tard, il était temps de s'attaquer au frigo, dont l'arrivée d'eau n'avait jamais fonctionné. Un bahut pareille, c'est déjà toute une histoire pour le déplacer. Arnaud a tout arrangé en quelques minutes, et voilà, j'ai un vrai frigo américain. Qui fait les glaçons et distribue de l'eau.
C'est pas du luxe, ça? Tout est automatique ici: Gaspard passe l'aspirateur et Prospère fait les glaçons.

Le Parisien


Il y a deux semaines, avant le mini-trip à Dallas, j'ai eu la visite de mon pote Arnaud, le Parisien de New Haven.
Son métier, pendant que Madame était à une conférence médicale à l'Université de Washington, c'était d'essayer avec sa fille Louise toutes les plaines de jeux de Seattle. Et apparement, elles sont mieux que celles de NH.
Le soir, je leur ai préparé une de mes vielles spécialités...
... le saumon aux légumes!
Dimanche, on a fait les gros touristes au Pike Place Market...
... et au tout premier Starbucks.
 Mais comme il pleuvait, on est rentrés à la maison et on a fait des crêpes.
 Miamm!

Ton univers impitoyable


J'étais à Dallas, TX au début de la semaine. Le Texas est l'état d'Amérique où les drapeaux sont les plus grands... et où chaque drapeau américain, sans exception, est accompagné d'un drapeau texan.

Le paysage à Dallas, c'est exactement comme dans le générique du film.
L'hotel aurait très bien pu figurer dans ce générique... s'il avait déjà été construit à l'époque de ce vieux feuilleton.
Il aurait aussi pu se trouver dans le jeu de société "Hotel"... mais ça n'aurait pas été facile de faire tenir le toit ovale oblique sur la structure en carton!

Trois jours enfermé dans un hotel au milieu des autoroutes à douze bandes... j'étais comme un lion en cage à la fin! Heureusement, j'ai trouvé le temps chaque jour pour aller courir dans le parc le plus proche.
Mais, garanti!, il n'y aura pas beaucoup de records du monde à Doha: 35°C... ça fait 20 pulsations de plus à la même allure

Au clair de la lune


Champignon


Je me suis réveillé un matin et en regardant par la fenêtre, j'ai remarqué un changement dans le paysage au loin. Alors j'ai sorti le zoomy-zoom 12x pour mieux voir ce qu'il se passait.
Cet immeuble, le deuxième plus haut de Seattle, est vraiment sorti de terre comme un champignon! Il doit donc s'agir d'une maison de Schtroumpfs!
A moins que ce ne soit comme la Recevresse de la Balique d'Avioth... construite en une nuit par le diable.
Quoi qu'il en soit, ouvrage schtroumpf ou diabolique, ça ne nous dit pas comment ils sont parvenus à amener cette grue aussi haut!

A bicyclette...


L'avantage du vélo, c'est que ça permet d'explorer les environs de Seattle et d'en découvrir les hauts lieux du cyclisme local.
D'abord, Mercer Island. Sur cette île en forme de pied, le chemin le plus court entre deux points, à l'horizontale comme à la verticale, est tout sauf une ligne droite!

Un classique du cyclisme à Seattle, c'est le tour du Lac Washington, une boucle d'environ 80 km.
Côté nord-ouest, c'est un "ravel" asphalté sur lequel le dimanche après-midi, il faut rouler avec grande prudence: entre les piétons, vélos de tous formats, trottinettes, planches à roulettes et autre instruments roulant, gare à la collision!
Au nord-est, la jolie côte bien roulante de Juanita.
Au sud-est, une autre ancienne voie de chemin de fer rectiligne, toute plate, peu fréquentée, couverte d'un joli gravier fin. Une piste de contre-la-montre!
Et au sud-ouest, on longe l'aéroport municipal de Renton.
Un aéroport municipal! S'il devait y avoir un et un seul aéroport communal en Belgique, ça ne pourrait être qu'à Bertrix: car ils sont fous, ces Baudets! D'ailleurs ils ont déjà un aéroport, un vestige de l'OTAN... il n'y a qu'à le rebaptiser.
Et là où Bertrix a les bunkers remplis de vieilles munitions de la guerre froide, Renton héberge une des usines Boeing. Sur le parking, de tous nouveaux 737s prêts pour la livraison, dont celui-ci aux couleurs de Ryanair/Cepachair.

 Pour dépasser les 100 km, on peut prolonger la boucle vers le deuxième lac, Lake Sammamish.
A Redmond, Microsoft-City, on peut aller s'amuser sur le vélodrome.


Ca a l'air facile, comme ça. On pense pouvoir imiter Philippe Gilbert, sprintant tranquillement depuis le sommet du virage pour gagner Paris-Roubaix. Mais l'inclinaison est impressionnante! Il faut foncer et profiter de la force centrifuge pour monter sur l'extérieur de la courbe... en essayant de ne pas avoir le vertige!
Sur le chemin du retour, on traverse la petite ville d'Issaquah. Dans la rue principale, on imagine il y a un siècle les chevaux attachés devant le Saloon. Et au coin d'une rue, en embuscade, les Daltons attendant le passage de la diligence.
En arrière plan, c'est la Montagne du Cougar... là où les cyclistes trouvent la plus difficile côte de la région de Seattle. Environ 4 km, à 9% de moyenne... surnommée "L'Alpe d'Issaquah".
Brutal! Mais au sommet, la vue sur le Lac Sammamish et, au loin, le Mont Baker est somptueuse.