Seattle Half Marathon


A-t-on idée d'organiser un marathon (et un semi-marathon) en décembre? Et d'en donner le signal de départ à 7 heures du matin alors que les températures sont à peine positives? Et bien à Seattle, la réponse est oui!
C'est donc au pied du Space Needle, tôt ce matin, que j'ai pris le départ du semi-marathon.
Le parcours n'était pas génial, mais à Seattle, si on veut éviter les côtes, il faut faire preuve d'imagination!
L'autoroute I-5 est à 3 directions. Vers le nord, vers le sud, et les bandes centrales dont le sens est inversé en fonction de l'heure de la journée. Et ce dimanche matin, l'autoroute centrale était réservée aux (semi)-marathoniens.
Courir sur une autoroute à 4 bandes entourée de deux autoroutes à 4 bandes, le soleil à peine levé, c'est inhabituel. C'est encore plus original, quand les autoroutes se transforment en viaduc à 2 étages. Vous pouvez voir par vous-même sur la vidéo du parcours, une sympathique image de drône à 6:10.

J'avais la pêche ce matin... mais j'ai attendu la sale montée du 16ème kilomètre avant de vraiment lâcher les chevaux. Là, je suis parti à la chasse de la personne qui courait devant moi, puis la suivante, puis la suivante... A ce moment de la course, le peloton était fort clairsemé, mais j'ai remonté pas mal de monde sur les cinq derniers kilomètres!
A 8h37 du matin, j'avais gagné ma journée et une belle médaille!
Bon, question ambiance et prestige, rien à voir avec Paris, évidemment. A une exception près: la médaille... qui était franchement minable à Paris!
Mais heureusement, le design de la médaille ne change rien à notre règlement d'ordre intérieur: 1 médaille = 1 burger!

Y'a plus de saison!


Normalement, c'est à cette saison-ci que je mets les Guns N' Roses dans ma playlist: November Rain... pour mettre un peu d'énergie dans la grisaille et la morosité. Mais cette année-ci, point de pluie en novembre à Seattle. Voyez par vous-même ces quelques images de ciel bleu prises ces derniers jours.



Et qui dit ciel dégagé, dit basses températures. Ce matin, toutes les fenêtres étaient couvertes d'une épaisse couche de givre. C'était fréquent à NH, ce l'est beaucoup moins à Seattle!
Demain matin avant le levé du jour, dès 7 heures, c'est le départ du semi-marathon de Seattle. Ca va cailler!

Podcast


Quel est le point commun entre une piste d'athlétisme obscure de Seattle, Time Square à New York et l'Opéra de Paris?
Un podcast!

Depuis quelques semaines, en courant, j'écoute des podcasts. Ca aide à faire passer le temps et à briser la monotonie des tours de piste... et aussi ça soigne, un tout petit peu, mon inculture chronique. Un de mes podcasts préférés, c'est "Affaires sensibles" de Fabrice Drouelle, sur France Inter.

Jeudi dernier, l'affaire sensible du jour était le Fantôme de l'Opéra. Cette comédie musicale était à l'affiche à Broadway, et brillait de mille feu sur les murs de Time Square, à l'époque où, m'échappant du labo, j'allais parfois passer un samedi après-midi à NYC.

Mais le vrai Fantôme n'est pas de Broadway: il vit dans les sous-sols de l'Opéra Garnier à Paris. Et justement, le tour de l'Opéra Garnier, c'est la petite boucle qui a été ajoutée au parcours du Marathon de Paris en 2019. Quelques kilomètres après le départ, dans la bonne humeur et l'insouciance matinale, ce petit crochet par la célèbre Place Vendôme et par l'Opéra montre une jolie facette supplémentaire de Paris.

En piste


C'est ici, au coin de la rue, que s'est préparée en bonne partie notre performance parisienne du printemps dernier.
Mais en été, il a fallu faire preuve de grande patience: la Ville de Seattle a voté un budget d'environ 1,5 millions $ pour restaurer la piste d'athlétisme et le terrain de football de Garfield High School.
Ils ont commencé par remplacer le terrain synthétique...
... un véritable billard...
... sur lequel ils ont ensuite tracé l'insigne de l'équipe locale.
Comme à Yale: les Bulldogs!
Ensuite, ils on habillé la piste de son tablier blanc pour refaire la surface... une odeur bien chimique régnait alors dans le quartier!
Mais le résultat a été spectaculaire...
... surtout lorsqu'ils ont retracé les lignes.
Le 1er septembre, les gamins pouvaient reprendre possession des lieux. Ils sont hauts comme trois pommes, mais ils se rentrent déjà dedans comme des irréductibles Gaulois face aux Romains.
Le problème, c'est que pour jouer leurs matchs, ils déplacent leur matériel d'entraînement sur la piste. Comme celui-ci, qu'ils utilisent pour pratiquer la technique du bélier.

Et toi, quand tu arrives le dimanche soir pour faire tes tours de piste, bonne chance pour pousser cet engin de 3 tonnes.
En août, ils avaient aussi placé les supports du nouvel éclairage...
 
... qui est enfin arrivé en octobre.
Malheureusement, les feux de la rampe sont réservés aux (futures) stars du ballon ovale. 
Pour les coureur verspéraux, il faut se contenter de la petite loupiote que le concierge laisse allumée certains soirs.
Peu importe! En plus de l'esthétique, cette nouvelle piste est hyper rapide... il est temps de convoquer une réunion au sommet afin de préparer notre prochaine destination marathonienne.
Sylvie??

Top Gun


Vol intéressant vers Providence, jeudi dernier. En ce soir d'Halloween, il y avait un passager prestigieux dans l'avion: Maverick lui même!
Avec Maverick à bord, le vol devait être agité! A l'approche de Providence, le pilote nous a annoncé des turbulence dans la descente vers la piste d'atterrissage: il a éteint toutes les lampes, puis allumé les indications pour les sorties de secours... rassurant!
La descente était en effet digne de Walibi... à tel point qu'à un moment, on a senti l'avion remonter, virer, les lampes se sont ré-allumées et le pilote nous a annoncé: "It's too dangerous, we're bugging out!". C'est ainsi que nous somme arrivés à Boston... il n'y avait plus qu'à attendre qu'ils nous trouvent des taxis pour nous amener à Providence!
Je n'ai passé que 24h dans la capitale du Rhode Island, donc pas beaucoup de photos. Mais on peut voir les couleurs, ciel bleu et arbres jaunes, typiques de l'automne en Nouvelle Angleterre.

Wall Street


J'étais à NYC, lundi et mardi dernier, pour l'habituel meeting "Lupus". Troisième et dernière édition pour moi, car on arrive déjà doucement à la fin des 3 ans de financement qu'ils nous avaient généreusement accordé... le tout premier financement externe du labo!
 Je suis resté moins de 48 heures à New York, mais j'ai quand-même trouvé le temps d'aller courir quelques kilomètres le long de l'Hudson River, à la lueur du One World Trade Center, et en repassant par le pont de Brooklyn.

 Et comme l'hotel était au coin de Wall Street, un quartier que je n'avais jamais exploré, avant de repartir, j'ai fait un rapide détour par le quartier de la bourse


Brico


Retour sur la visite d'Arnaud il y a quelques semaines (je suis en retard...).
Les plaines de jeu, à Seattle, ce n'est pas seulement pour les enfants. Le samedi matin, nous sommes allés au Home Depot (le Brico local). Et l'après-midi, pendant la sieste de Louise, on s'est amusé dans la maison.
D'abord le porte-essuies dans la salle de bain, qui s'était décroché. C'est bien les murs en "dry wall", mais dès que le trou d'une vis s'élargi, c'est terminé, on ne peut plus la refixer. Sauf si on utilise des vis de compétition!
Elles ressemblent à des tire-fort plus qu'à des vis. Là, le porte-essuies, garanti, il ne bougera plus!

Ensuite, le crochet à vélo. Question d'Arnaud: "Tu as un foreuse?" Il a été surpris par ma réponse positive... je lui expliqué que j'avais en effet une foreuse, cadeau de Rosalie et ses parents, méticuleusement choisie par Pierre. Réaction d'Arnaud, en Parisien dans le texte, quand il a vu la Makita: "Ah ben Pierre, il ne s'est pas foutu de ta gueule!"
Quelques trous dans le béton plus tard, la Flèche Bleue était en place!
Quelques autres bricoles plus tard, il était temps de s'attaquer au frigo, dont l'arrivée d'eau n'avait jamais fonctionné. Un bahut pareille, c'est déjà toute une histoire pour le déplacer. Arnaud a tout arrangé en quelques minutes, et voilà, j'ai un vrai frigo américain. Qui fait les glaçons et distribue de l'eau.
C'est pas du luxe, ça? Tout est automatique ici: Gaspard passe l'aspirateur et Prospère fait les glaçons.

Le Parisien


Il y a deux semaines, avant le mini-trip à Dallas, j'ai eu la visite de mon pote Arnaud, le Parisien de New Haven.
Son métier, pendant que Madame était à une conférence médicale à l'Université de Washington, c'était d'essayer avec sa fille Louise toutes les plaines de jeux de Seattle. Et apparement, elles sont mieux que celles de NH.
Le soir, je leur ai préparé une de mes vielles spécialités...
... le saumon aux légumes!
Dimanche, on a fait les gros touristes au Pike Place Market...
... et au tout premier Starbucks.
 Mais comme il pleuvait, on est rentrés à la maison et on a fait des crêpes.
 Miamm!

Ton univers impitoyable


J'étais à Dallas, TX au début de la semaine. Le Texas est l'état d'Amérique où les drapeaux sont les plus grands... et où chaque drapeau américain, sans exception, est accompagné d'un drapeau texan.

Le paysage à Dallas, c'est exactement comme dans le générique du film.
L'hotel aurait très bien pu figurer dans ce générique... s'il avait déjà été construit à l'époque de ce vieux feuilleton.
Il aurait aussi pu se trouver dans le jeu de société "Hotel"... mais ça n'aurait pas été facile de faire tenir le toit ovale oblique sur la structure en carton!

Trois jours enfermé dans un hotel au milieu des autoroutes à douze bandes... j'étais comme un lion en cage à la fin! Heureusement, j'ai trouvé le temps chaque jour pour aller courir dans le parc le plus proche.
Mais, garanti!, il n'y aura pas beaucoup de records du monde à Doha: 35°C... ça fait 20 pulsations de plus à la même allure